Polynésie : Tahiti

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Tahiti



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Carte de Tahiti



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Lundi 22 Septembre

Paris, Londres, Los Angeles



Après un week-end "tournée d'au revoir" au départ de Bordeaux, qui nous a fait passer par Saintes le samedi matin, Nantes le samedi soir où nous laissons tactiquement la voiture en vue du retour dans un mois et demi, et enfin Paris ralliée en TGV le dimanche aprem, nous voila à Roissy avec 3 heures d'avance (faut bien ça !) sur notre vol pour Londres.

On s'inquiète un peu en voyant la borne automatique British Airways nous débiter une liasse de billets d'avion lorsqu'on tape notre numéro de dossier, pas trop chauds pour se trimbaler sur nous durant tout le voyage l'ensemble des billets du périple. Finalement on s'aperçoit que c'est un simple récapitulatif des vols réservés, pas de panique donc mais la liste est impressionnante.

Les 4 heures d'attente à Londres avant notre vol Air New Zealand pour Los Angeles (l'avion va en fait jusqu'à Auckland - 24 heures de vol ! - mais fait une escale technique aux Etats-Unis dont nous profitons pour choper une correspondance pour Tahiti) se passent tranquillement attablés dans un café, à enchaîner des parties de Camelot en mangeant des sandwiches.

10 heures de vol sans encombre jusqu'à Los Angeles, avec un chouette survol du Groenland au passage.



[Photo] Boeing 787 Air New Zealand     [Photo] Survol du Groenland


A l'arrivée, fichage (systèmatique) par l'administration américaine, empreintes digitales et photo, même en étant de simples passagers en transit. Petite hésitation dans l'aéroport, on doit changer de terminal et les panneaux sont pas des plus clairs. Mais les 4 heures d'attente sont plus qu'il n'en faut pour trouver le comptoir d'Air Tahiti Nui et on en est quittes pour une petite ballade nocturne le long des avenues de l'aéroport Californien. Petite effervescence de circonstance puisque c'est la première fois qu'on pose les pieds aux Etats-Unis, on s'émerveille comme des gosses devant de simples taxis ou les gros pick-ups. On finit notre nuit en monopolisant chacun 4 sièges dans la salle d'embarquement, capuche sur la tête, bouchons dans les oreilles et masque sur les yeux...




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Mardi 23 Septembre

Arrivée à Tahiti



On atterrit de bonne heure le matin, il fait encore nuit alors qu'à ces latitudes le soleil se lève vers 5h30, première étape changer de l'argent, deuxième étape trouver un bus qui nous emmène à Teahupoo, sur la presqu'île à l'autre bout de l'île. Vu le prix d'une location de voiture, on avait prévu de s'en passer pour l'instant. La vahine du bureau d'information de l'aéroport nous explique que le premier et seul bus (prononcer "beusse") quotidien qui rallie Papeete à Teahupoo passe à 13h30. Dans 8 heures, youhou... Ca fait tiquer Lapinette qui est certaine d'avoir vu autre chose en consultant les horaires sur Internet avant de partir, modulo un changement de bus à l'entrée de la presqu'île.

On part donc à la recherche de l'arrêt en face de l'aéroport, où on attend pendant environ une heure et demie le "Papeete - Taravao" sous une pluie inattendue pour nous qui imaginions un autre climat dans le secteur. Une mamie Tahitienne nous fait la causette, on commence à s'inquièter pour la communication vu qu'on doit lui faire répeter chaque phrase avant de comprendre ce qu'elle dit, pourtant en ce qui semble être du Français, et encore on saisit pas toujours...

Effectivement il nous faut 5 minutes et 10 essais pour faire comprendre "Teahupoo" au chauffeur du bus. On nous avait dit de prononcer "tchupo", en fait c'est plutôt "tioupo". Le gars semble pas faire spécialement d'efforts non plus pour nous comprendre, et heureusement qu'un Tahitien au fond du bus nous indique, dans un Français parfait, où descendre pour changer à l'entrée de la presqu'île...



[Photo] Bus Tahitien


On attend l'autre bus pendant encore une heure et demie, sous l'auvent d'une petite épicerie parce qu'il tombe des averses tropicales impressionnantes. Ce bus-là qui assure la desserte de la presqu'île semble avoir des horaires anarchiques, une Tahitienne qui attend avec nous nous confirme que le chauffeur "démarre du terminus quand son bus est assez rempli". Il finit par arriver, et nous dépose juste devant l'entrée de la pension Vanira Lodge, qui est en fait 300 mètres plus haut, à flanc de montagne, et on y accède par un petit raidillon. Un régal après 30 heures d'avion, 4 heures de bus, et 20 kilos chacun sur le dos...

Notre pension "Vanira Lodge", ce sont 4 bungalows (farés en Tahitien) au style original, tout en matériaux naturels et ouverts sur l'extérieur, qui sont répartis dans la propriété à la limite de la jungle. La vue est splendide, on surplombe tout le lagon avec les vagues qui cassent sur la barrière au loin, et la grande île de Tahiti (Tahiti Nui, alors que la presqu'île est appelée Tahiti Iti) sur la droite.



[Photo] Montée à la pension     [Photo] Notre faré     [Photo] Le jardin devant le faré


Après la découverte du faré (le notre s'appelle "ofai", nom Tahitien de la pierre volcanique qui a été utilisée pour sa construction) et une grosse sieste, on prend les vélos de l'hôtel pour descendre à Teahupoo. Un seul frein, à rétropédalage. Dans le raidillon, impossible de s'arrêter même debout sur les pédales. Glurps... Heureusement que la pente s'adoucit un peu avant de rejoindre la route principale. Lapinette préfère descendre à pied, elle a sans doute raison...

On fait des petites courses au "supermarché" du coin, de quoi subsister pour quelques jours. On pousse jusqu'à Teahupoo, la route s'arrête à l'entrée du village (au fameux petit rond-point avec la planche de surf), là où débouche une rivière et un petit pont permet d'accéder aux maisons. On reviendra explorer demain, on passe la fin de l'aprem dans la toute petite piscine de l'hôtel mais incroyablement placée, avec une vue panoramique sur tout le lagon. Ce premier coucher de soleil dans le Pacifique est fantastique !

Décalqués par le voyage, en plein décalage horaire, à 8h du soir on dort depuis longtemps...



[Photo] Fin d'aprem à la piscine     [Photo] Coucher de soleil sur Tahiti Nui     [Photo] Coucher de soleil sur Tahiti Nui     [Photo] Apéro Hinano



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Mercredi 24 Septembre

À la recherche du taxi boat



Réveil matinal aux premières lueurs du jour (5h), la faute au décalage horaire, aux ouvertures du faré qui laissent passer la lumière, et surtout aux coqs qui claironnent dans les jardins en contrebas... Je descends à l'épicerie chercher du pain frais pour le petit-déjeuner, en vélo et sans me casser la tronche dans la pente, me jette sur les improbables croissants frais qui sont là, et crache mes boyaux pour remonter au faré en poussant le vélo, la montée est vraiment sévère et encore plus le ventre vide ! Premier petit-dej idyllique avec une telle vue, en plus le temps s'est complètement dégagé depuis la veille.

Depuis chez nous on voit des vagues énormes se fracasser sur le récif qui protège le lagon, c'est sans doute un bon jour pour aller voir de près la vague mythique de Teahupoo ! On passe d'abord par la petite marina à l'entrée du village, pour voir si y a pas un bateau de dispo pour nous emmener, mais c'est désert...



[Photo] Les vagues depuis le faré     [Photo] La descente de la pension     [Photo] La marina de Teahupoo


En longeant la plage de galets, on traverse le village jusqu'à la pointe, l'endroit où on est le plus proche de la fameuse vague, à plusieurs centaines de mètres on voit le souffle du tube ! Un surfeur motivé se met à l'eau dans le courant à la pointe et part à la rame vers la passe... Il tracte une seconde planche qu'il va sans doute attacher à une bouée pas loin du spot, ça annonce là couleur : casse potentielle !

De notre côté on note les numéros des "taxi boats" pour essayer de s'organiser et aller voir la vague de près, et on se met à la recherche d'un téléphone. Celui de l'hôtel est en rade pour la journée, on reporte à l'aprem la quête d'une carte prépayée et d'une cabine.



[Photo] Sur la route de Teahupoo     [Photo] Rond-point de Teahupoo     [Photo] Passerelle pour rentrer dans le village

[Photo] La vague de Teahupoo vue du bord     [Photo] Les vagues sur le récif

[Photo] La plage de Teahupoo     [Photo] La plage de Teahupoo     [Photo] La plage de Teahupoo


Après un passage par la piscine pour se rafraîchir de la montée jusqu'au bungalow, on prend les vélos direction une petite plage de sable blanc avec un restau à 6 bons kilomètres, recommandés par la patronne de l'hôtel. Il fait chaud, on est en plein soleil, c'est pas particulièrement plat et on a pas de dérailleur : faut faire une pause à mi-chemin. Sauf qu'en redémarrant je constate que mon pneu est à plat... C'est mort, retour à pied sous la fournaise, et pâtes bolo au bungalow au lieu du restau.



[Photo] Les bungalows du Vanira Lodge     [Photo] A la piscine     [Photo] A la piscine     [Photo] La rude remontée en vélo jusqu'au bungalow


Coups de téléphone l'aprem, sans succès : soit la cabine déconne, soit personne décroche. Depuis le téléphone perso de la proprio de l'hôtel, je finis par avoir un gars sur son portable, il est sur son bateau sur une passe avec des surfeurs, ça va être compliqué aujourd'hui mais on peut s'organiser pour demain. Ah cool... Et puis je sais pas ce qui se passe en direct mais le gars me gueule dans l'oreille "Oula attends y a un truc qui se passe là ? Merde pourquoi tous les bateaux se tirent ? Oula y a situation de crise ! Euh bon rappelle plus tard ! Tût... Tût...". Evidemment j'arriverai plus à le joindre de la journée...

Le soir on descend en vélo (moi avec un autre que celui de la matinée...) jusqu'au village pour voir le coucher de soleil depuis la plage de Teahupoo. Les couleurs sont jolies et on voit de belles gerbes d'écume sur le récif au loin. Mais bon dernière crasse de cette journée un peu galère, ma chaîne déraille et vient se coincer dans le pignon, plus rien à faire. Retour à pied en poussant la bécane dans la nuit... Petit réconfort quand même avec la déjà rituelle Hinano à l'apéro !



[Photo] La plage de Teahupoo     [Photo] Pirogues à l'entrainement

[Photo] Coucher de soleil à Teahupoo     [Photo] Coucher de soleil à Teahupoo     [Photo] Tombée de la nuit à la pension



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Jeudi 25 Septembre

Plage de Maui et vague mythique



Balade à vélo (avec un troisième pour moi, va falloir qu'il tienne car c'est le dernier en stock) jusqu'à la plage de Maui en revenant vers l'entrée de la presqu'île, la plage où l'on voulait aller hier avant l'épisode de la crevaison. Les 6 kilomètres annoncés par la patronne de l'hôtel nous semblent interminables malgré le décompte exact de bornes en béton sur le bord de la route, on prendra donc l'habitude de parler en kilomètres "Tahitiens" pour désigner la distance entre deux bornes kilomètriques sur l'île, qui nous paraît nettement supérieure à la normale !

La plage est sympa, au bord d'un petit lagon (très) peu profond et bordée de cocotiers bienvenus pour leur ombre. Première plongée avec masque et tuba (et premier bain d'ailleurs) dans l'Océan Pacifique, pas trop de poissons mais de jolies patates de corail entre lesquelles on slalome en évitant de s'y égratigner car on nous a prévenus que les coupures de corail cicatrisaient très mal.

On prend le repas du midi au restau au bord de la plage. Au menu thon et mahi mahi (un genre de très grosse dorade que ramènent souvent les bateaux de pêche sportive). C'est délicieux mais le prix nous fait un peu mal au portefeuille, on prend contact avec le coût de la vie dans le coin...



[Photo] Plage de Maui     [Photo] Plage de Maui     [Photo] Plage de Maui            

             [Photo] Plage de Maui     [Photo] Plage de Maui     [Photo] Plage de Maui


Rude retour au faré en pleine chaleur, petite sieste pour amortir le décalage horaire et miracle on parvient enfin à joindre un taxi boat disponible en fin d'aprem pour aller voir la vague de Teahupoo de près. On retrouve donc le gars à la marina, il nous emmène jusqu'au spot en 5 minutes de bateau et s'amarre à un corps-mort ancré dans la passe, à 50 mètres de l'endroit où cassent les vagues.



[Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo


Super spectacle jusqu'au coucher du soleil, 3 ou 4 bodyboardeurs et un surfeur enchaînent les tubes ! Sur les grosses séries le bateau monte et descend de manière impressionnante en suivant la houle, mais apparemment la place est sûre et la vague déferle derrière nous, en levant un grand panache d'écume avec la montagne en toile de fond.



[Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo

[Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo

[Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo     [Photo] La vague de Teahupoo


On est là depuis une petite heure et il commence à faire de moins en moins clair lorsque le pilote aperçoit une baleine sauter à environ 500 mètres au large ! Il checke le remplissage de son réservoir et on met le cap dans la direction du gros cétacé, en chemin on croise d'ailleurs une tortue qui respire en surface. On perd la trace de la baleine alors qu'on pensait n'être plus très loin, quand elle ressort à une dizaine de mètres du bateau, en fait accompagnée par son petit.

On les suit à vitesse réduite pendant un petit moment en essayant de ne pas les effrayer, c'est la première fois qu'on voit de tels bestiaux, une dizaine de mètres de longueur pour la mère.

Les baleines finissent par lever la queue et "sonder", on rentre donc au quai, d'ailleurs c'est l'heure de l'apéro.



[Photo] Baleine et son petit près du spot     [Photo] Les lapinous à Teahupoo


J'essaie de m'arranger avec le gars pour aller surfer demain, est-ce-qu'il peut me passer une planche ? Il aurait bien voulu mais il en a plus de dispo il les a toutes pétées... Mouais. Faut que je me débrouille pour en trouver une et il est ok pour m'emmener surfer avec lui. Je me rue donc sur le téléphone de l'hôtel, enfin réparé.

Après un nombre conséquent de coups de fils infructueux, un mono d'école de surf à la voix enfumée me propose enfin non pas une planche mais tout un plan pour aller surfer une passe sur la presqu'île (Vairao). Cool, en plus le gars du taxi boat m'a dit que cette vague est vachement moins radicale que sa voisine Teahupoo. Quelle planche peut-il me passer ? Une NSP (planche en plastique pas du tout adaptée) qu'il file en temps normal aux débutants poids plume. Ah. Pour surfer du reef, ça change pas vraiment des BIC (autre marque de planches en plastique pas trop adaptées) dispos à la loc dans les surf shops. Lapinette peut venir prendre des photos sur le bateau ? Nan nan pas de place y a déjà ses potes qui viennent. Ah. Quel tarif ? 100 euros la session... Je lui dis que je rappelle, mais je sais déjà que je le ferai pas. Même en étant bien conscient que ce soit ma seule option de surf à Tahiti. Le mec paraît vraiment pas sympa d'une part et d'autre part son plan craint, il veut juste se faire (bien) rincer alors qu'il va surfer avec ses potes, à l'entendre même pas sûr qu'il me briefe avant.

Je me console dans la Hinano...




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Vendredi 26 Septembre

Plongée dérivante et pandanus



Pas de croissants ce matin pour le petit dej, la pensée de la pente à remonter a raison de ma motivation...
Quelques photos du faré à l'heure du réveil !



[Photo] L'intérieur du faré     [Photo] La chambre     [Photo] Le salon


On retourne à la même petite plage qu'hier (plage de Maui), la proprio nous a briefé on a pas plongé au bon endroit, y a mieux un peu plus loin mais "faut faire attention au courant". On se retape donc les kilomètres à vélo jusque là-bas...



[Photo] La descente de la mort     [Photo] Sur la route de Teahupoo     [Photo] Au bord du lagon à Maui


On repère la passe qu'on nous a indiqué effectivement y a une sorte de couloir de quelques mètres de large qui relie la plage au lagon "profond" en traversant le récif (le lagon avec un mètre d'eau où on s'est baigné hier). Problème plus on approche de la sortie du passage, plus le courant est fort car toute l'eau du récif se vide par ici.

Je me laisse porter progressivement en vérifiant de temps en temps à grands coups de palmes que je peux remonter le courant pour revenir. A 5 mètres de la sortie c'est très limite, je dois crawler en force et palmer comme un dingue pour rester en place. On convient donc avec Lapinette de rester peinards au début du passage là où le courant n'est pas encore trop fort... En plus on sait pas trop ce qu'il y a derrière, vu du bord ça semble bleu profond et on est pas encore aussi à l'aise sous l'eau au milieu du corail qu'on le sera dans un mois.

La passe est remplie de poissons de toutes sortes, on passe des heures à la descendre en se laissant porter par le courant sortant tant qu'il n'est pas trop fort, à la remonter en palmant, et à redescendre et ainsi de suite...



             [Photo] Dans la passe du lagon à Maui     [Photo] Dans la passe du lagon à Maui

[Photo] Dans la passe du lagon à Maui     [Photo] Dans la passe du lagon à Maui            


En rentrant au bungalow on rencontre Emilien, le constructeur qui est d'ailleurs en train d'en bâtir un nouveau. Dreads au milieu du dos, tout cool et super sympa, il nous explique plein de trucs sur le coin. Notamment que le toit de notre faré est fait de "pandanus" tressé, ce qui nous vaudra un certain nombre de fous rires pendant l'apéro...

Pour la petite histoire le pandanus est en fait un genre de petit arbre aux racines extérieures et aux feuilles longues et larges qui est très courant dans les îles du Pacifique et y est autant utilisé que les ardoises en Bretagne pour la couverture des toits.



[Photo] Un arbre du voyageur à la pension     [Photo] Un corossol, fruit local rigolo...     [Photo] Les farés du Vanira Lodge


Coucher de soleil et soirée tranquille, avec nos copains les geckos qui squattent un peu partout dans le faré...



[Photo] Coucher de soleil     [Photo] Un gecko     [Photo] Le faré     [Photo] Le faré



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Samedi 27 Septembre

Côte Nord, Papeete et arrivée à Moorea



Lever de bonne heure (comme tous les matins d'ailleurs, saloperies de coqs obligent), il est déjà temps de faire les sacs pour mettre le cap ce soir sur Moorea. Mais avant il faut rallier Papeete, à 70 km, et on a moyennement envie de retenter l'aventure en bus...

On casse donc notre tirelire pour louer une voiture à la journée, en négociant (moyennant surplus évidemment, ce qui commence à faire vraiment cher) qu'on nous la livre à l'hôtel et qu'on puisse la rendre à Papeete cet aprem, ce qui nous permettra de visiter la côte Nord de Tahiti.

On commence notre mini road trip par le plateau de Taravao toujours sur la presqu'île, dont on nous avait dit qu'il avait des airs de Normandie... Effectivement des troupeaux de vaches broutent un peu partout et le paysage est plus prairies que jungle. On fait une petite rando pour monter un peu au-dessus du belvédère qu'on a atteint en voiture et profiter du panorama sur l'isthme qui relie Tahiti Nui et Tahiti Iti.



[Photo] Le plateau de Taravao     [Photo] Le plateau de Taravao            

             [Photo] Le plateau de Taravao     [Photo] Le plateau de Taravao


Ensuite direction Papeete par la côte Nord de l'île, plus découpée et sans lagon par rapport à la côte Sud.

Les vagues cassent directement sur le rivage, ce qui donne de belles gerbes au fameux "trou du souffleur" où on sacrifie à une halte touristique. Un peu plus loin on se dit qu'on a le temps pour une petite rando vers des cascades un peu en retrait dans la jungle, mais une surpopulation de moustiques nous oblige à opérer un repli tactique assez rapidement...

On passe à Papenoo, réputé pour son spot de surf facile d'accès, mais la houle n'est pas vraiment au rendez-vous. Quelques surfeurs bataillent dans de petites vagues qui ne me donnent pas envie, fût-ce à Tahiti... Le problème de la planche aurait ici été réglé puisqu'il y avait un loueur pas loin qui proposait comme ailleurs son étalage de planches en plastique, mais qui dans de telles vagues aurait pu convenir.



[Photo] Sur la côte Nord     [Photo] Sur la côte Nord

[Photo] Le trou du souffleur     [Photo] Les cascades     [Photo] Papenoo


On arrive à Papeete vers midi, on est certes samedi mais quelle agitation comparé au calme de Teahupoo !

On commence par le marché : légumes en tous genres, paréos, perles noires de Tahiti devant lesquelles Lapinette reste scotchée un petit moment ! Puis petit tour dans le centre-ville en mangeant des sandwiches, boutique Hinano fermée donc on décide d'aller en voiture au Carrefour à l'entrée de la ville pour avoir un minimum de quoi survivre à Moorea. On se rue sur une bouteille de rhum ambré de Tahiti, seul alcool abordable d'une part et d'autre part parfait pour les apéros quotidiens...



[Photo] Le marché de Papeete     [Photo] Le marché de Papeete


Après avoir ramené la voiture de location et s'être fait déposer sur le quai par la fille de l'agence qui avait pitié de nous et de nos énormes sacs, on embarque en milieu d'après-midi sur le ferry pour Moorea où on espère bien retrouver le calme, un peu secoués par la fourmilière de Papeete. La traversée est assez rapide, une grosse demie-heure, mais on a quand même le temps d'apercevoir une baleine sauter au loin puis un groupe de dauphins s'amuser dans le sillage du bateau.

La vue de Moorea depuis le bateau est magnifique, un lagon turquoise qui entoure des montagnes recouvertes par la jungle... Une fois débarqués on trouve un bus (il y en a deux, un qui part dans chaque sens c'est pas très compliqué, à part prononcer correctement le nom de notre pension) qui peut nous déposer... Et qui oubliera de le faire ! On gagne donc une visite de l'île en bus, et même presque deux car la chauffeuse ré-oublie de s'arrêter dans l'autre sens mais ce coup-ci on y faisait gaffe. Blague classique faite aux touristes ?



[Photo] Sur le ferry pour Moorea     [Photo] Sur le ferry pour Moorea     [Photo] L'arrivée à Moorea     [Photo] Dans le bus


Avant la tombée de la nuit on part à pied au village à côté, Afareaitu à environ un kilomètre, pour complèter les courses faites au Carrefour de Papeete un peu plus tôt, où on pouvait pas prendre de produits frais. Et aussi pour avoir un scooter le lendemain, comme on est assez loin de l'agence de location la plus proche qu'on appelle au téléphone, le gars doit passer nous chercher de bonne heure devant la pension pour qu'on aille récupérer le joujou.

En revenant le long de la route on voit détaler de partout des crabes de terre (tupa en Tahitien) qui foncent se réfugier dans leur terrier quand on passe près d'eux... On les prend à tort pour les fameux crabes de cocotiers qui sont eux devenus quasiment invisibles car en voie d'extinction.

Rentrés au bungalow sans dommages à travers ces grouillants crustacés, on finit cette grosse journée par un chouette apéro en attaquant méchamment la bouteille de rhum Tahitien achetée à Papeete ! L'énorme avocat dont on pensait se régaler est en fait immangeable, à notre grand dam ignoblement amer...



[Photo] Notre faré     [Photo] Un avocat XXL     [Photo] Apéro au bungalow