Îles Cook : Rarotonga

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Localisation des Îles Cook
 

Rarotonga



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Carte des Îles Cook

Nouveau séjour aux Îles Cook en 2010 Le blog des Lapinous - Îles Cook



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Samedi 25 Octobre

Escale en Nouvelle-Zélande, visite d'Auckland et arrivée à Rarotonga



Lapinette est malade et passe une nuit assez délicate. On a mis le réveil très tôt, à 4h30, parce qu'on a les sacs à remplir avec les vêtements qui ont tant bien que mal séchés cette nuit accrochés un peu partout dans l'appart, et que le vol pour Auckland en Nouvelle-Zélande est à 7h pile ce matin. Un taxi réservé hier soir par Claude nous attend juste devant l'hôtel, on dit au revoir à Jenifa et à Claude qui se sont levées exprès (et c'est vraiment sympa de leur part vu leur air de zombies... Il y avait beaucoup de bruit dans la rue jusqu'à tard dans la nuit, au Vanuatu les gens font la fête chaque vendredi soir).

Pendant que je fais la queue pour l'enregistrement, Lapinette agonise dans les toilettes de l'aéroport à tel point qu'on envisage d'aller consulter un médecin une fois arrivés à Auckland. On demande à ce que nos bagages filent direct aux Îles Cook où on les retrouvera demain sans avoir à les trimbaler toute la journée dans les rues d'Auckland, avec quelques bafouillages pour s'expliquer correctement en anglais au comptoir (parce que sur ce coup-là vaut mieux être sûr que l'hôtesse comprenne bien pour pas que nos sacs soient perdus dans la nature...). Les 3 heures de vol sur un gros Airbus (ça change des petits Twin Otter qui font la liaison avec Tanna...) d'Air Vanuatu se passent bien et on n'a aucun souci à la draconienne douane Néo-Zélandaise contrairement à notre passage ici-même il y a trois semaines. Les douaniers sont quand même un peu suspicieux que deux Français débarquent en Nouvelle-Zélande avec pour seuls bagages un petit sac à dos chacun...

Lapinette va un peu mieux, on décide donc de visiter Auckland comme prévu et de prendre un bus qui fait la navette entre l'aéroport et le centre-ville d'Auckland à une vingtaine de kilomètres, où l'on débarque vers midi. Ca nous laisse tout l'aprem pour se balader, notre avion pour Rarotonga et les Îles Cook ne décolle ce soir qu'à 23h30.



[Photo] Les Lapinous à Auckland


Il fait pas très chaud, il pleut et y a du vent, bref après les 30 degrés au Vanuatu ça fait bizarre surtout que niveau vêtements on est équipés léger pour cette journée de transition vers les Îles Cook... On descend de la navette en bas du centre-ville, à la gare maritime (comme Auckland est une ville construite au bord de la mer autour de multiples baies et en partie sur des îles, le bateau est un moyen de transport en commun au même titre que les bus). On commence notre visite de la ville par... un centre commercial !

En fait on cherche quelques trucs à ramener d'ici, surtout au niveau des fringues, et puis on s'est aperçus qu'on avait malheureusement oublié le chargeur de batterie du gros appareil photo au relais de la baie des Tortues, au fin fond de Tanna... Donc on cherche un peu à en trouver un autre dans tout ce qui ressemble à des magasins d'appareils électroniques, parce que bien qu'on ait une seconde batterie ça risque d'être juste pour assurer la couverture médiatique des 8 jours aux Îles Cook. Au pire on aura quand même le deuxième appareil photo qu'on réserve habituellement à la plongée, mais ses prises de vue sont de moins bonne qualité...

Bref, on ne repère rien d'extraordinaire au final donc on marche en direction de la Sky Tower, la Tour Eiffel locale ! 300 mètres de haut (enfin ça c'est jusqu'en haut de l'antenne au sommet, la plateforme d'observation est "seulement" à 200 mètres du sol) et un ascenseur dont le plancher est en verre et qui grimpe là-haut en une trentaine de secondes, chatouilles au ventre assurées...



[Photo] La Sky Tower     [Photo] Les Lapinous à la Sky Tower


Là-haut c'est sûr que y a un beau panorama sur Auckland, le dépliant fourni à l'entrée dit que la vue s'étend "jusqu'à 80 kilomètres dans chaque direction !". Avec les gros nuages qu'il y a aujourd'hui c'est clairement pas le cas, mais on voit quand même sacrément loin. Le centre-ville c'est quand même beaucoup de grands buildings quadrillés par des avenues extra larges, autrement dit après l'isolement et la simplicité du Vanuatu on a beaucoup de mal à adhérer...



[Photo] Vue d'Auckland depuis la Sky Tower     [Photo] Vue d'Auckland depuis la Sky Tower     [Photo] Vue d'Auckland depuis la Sky Tower            

             [Photo] Vue d'Auckland depuis la Sky Tower     [Photo] Les Lapinous à la Sky Tower     [Photo] Vue d'Auckland depuis la Sky Tower


Il y a deux trucs marrants à faire en haut de la Sky Tower, le premier c'est de regarder les candidats au Sky Jump. C'est un genre de saut à l'élastique (en fait une chute libre le long d'un cable avec un système de freinage progressif à l'approche du sol) depuis la plateforme à 192 mètres de haut, au-dessus des avenues du centre-ville. J'en avais entendu parler avant de venir ici et j'avais vaguement pensé à tenter le coup mais c'est hors de prix, quasiment celui d'un saut en parachute...

Depuis l'intérieur de la plateforme on voit donc les gugusses verts de trouille accrochés par le dos à une sorte de poulie et se balancer juste devant les vitres pendant les quelques secondes qui précèdent leur saut, avec 200 mètres de vide en-dessous. Et puis ils sont lachés pour 12 secondes de chute libre avant d'être récupérés sur un matelas en forme de cible au pied de la tour.



[Photo] Le Sky Jump     [Photo] Le Sky Jump


La deuxième curiosité rigolote c'est le plancher de la coupole qui est en verre à certains endroits, donc laisse contempler le vide entre ses pieds. Même en lisant le panneau qui explique que la vitre a une épaisseur de 4 centimètres qui pourrait supporter un éléphant, on a quand même un léger mouvement de recul avant de poser le pied dessus la première fois... Après c'est vite un terrain de jeu plutôt marrant !



[Photo] Les Lapinous à la Sky Tower     [Photo] Les Lapinous à la Sky Tower


On se pose un petit moment assis sur la moquette dans un coin, histoire de se reposer un peu et de descendre un paquet de gâteaux. D'ailleurs on commence à avoir sérieusement faim, c'est l'heure du goûter et on a sauté le repas du midi. Une fois en bas de la Sky Tower on repart donc en vadrouille dans les avenues du centre-ville, pour trainer devant les magasins et chercher un endroit où manger un morceau.

Et puis on a une rechute de civilisés et du coup on fait le bonheur de Quiksilver New Zealand et de quelques autres boutiques où l'on achète des fringues et deux ou trois bricoles. Après un court passage par un cybercafé pour donner quelques nouvelles par mail, on échoue au MacDo pour reprendre quelques calories...

Un peu claqués par l'après-midi en grande partie passée à marcher dans les rues d'Auckland, on reprend la navette en direction de l'aéroport pour s'y poser dans des banquettes confortables en attendant le départ de l'avion pour les Îles Cook. Lapinette n'attend même pas qu'on y arrive et profite de la demie-heure de bus pour un petit roupillon !



[Photo] Retour à l'aéroport d'Auckland


On a 4 heures à attendre avant le vol Air New Zealand pour Rarotonga. Pour Lapinette c'est vite vu, elle continue sa nuit en monopolisant une rangée de sièges dans une des salles du confortable et plutôt calme aéroport d'Auckland. J'erre dans les boutiques duty free ou scotche sur les avions qui décollent depuis le belvédère au dernier étage, bref on fait passer le temps...



[Photo] A l'aéroport d'Auckland


Il est 4h du matin quand on atterrit à Rarotonga après 4 heures de vol depuis Auckland. Mais on est toujours Samedi ! En fait on a passé la ligne de changement de date entre la Nouvelle-Zélande et les Îles Cook, et du même coup fait un bond de 24 heures en arrière (bien sûr c'est pas magique, dans l'autre sens entre Tahiti et la Nouvelle-Zélande il y a un mois, on avait au contraire perdu instantanément une journée). C'est donc la deuxième partie de la journée la plus longue de notre vie que l'on démarre en arrivant ici...

Cela dit après tous ces trajets depuis le début du voyage où changer d'heure à l'arrivée est devenu une habitude, on commence à ne plus trop se prendre la tête avec ces histoires de fuseaux horaires. De toutes façons on ne sait plus quel jour de la semaine on est, et pour l'heure on se base sur la première horloge que l'on aperçoit dans l'aéroport... C'est plutôt lors de la réservation des billets d'avion depuis la France en organisant le voyage qu'on s'était arraché les cheveux !

Bref on débarque pas très bien réveillés en pleine nuit à l'aéroport d'Avarua, la capitale des Îles Cook et la seule ville de l'île de Rarotonga. Même à cette heure-là on est accueilli par des mélodies de ukulele, Jake Numanga l'icône locale et un petit groupe d'habitants souhaitent de cette manière la bienvenue aux touristes qui descendent de l'avion. Les formalités administratives effectuées, il faut trouver un moyen de rejoindre notre hébergement de l'autre côté de l'île à une quinzaine de kilomètres, à Muri. Les autres arrivants ont tous un bus privé ou une voiture qui les attend, on reste un peu comme des abrutis au milieu de l'aérogare qui se vide complètement...

On va quand même se renseigner auprès d'une hôtesse en tenue bariolée qui dirige les touristes vers des minivans "Rarotour" pour les déposer à leurs hôtels. Elle ne comprend rien au nom que je lui dis, "Tiana's Beach Villas", je dois lui montrer écrit sur le bouquin du Lonely Planet... Elle appelle alors un des chauffeurs en lui expliquant où on va et là le mec sourit l'air tout content d'avoir retrouvé deux passagers qui manquaient à sa liste. Il nous demande un truc dans un anglais qu'on ne comprend pas et auquel on répond "yes yes" (en fait on comprendra plus tard qu'il nous demandait si on était bien "Mr and Mrs Dills", c'est le début d'un joyeux quiproquo). Ca commence bien niveau communication avec les gens du coin...

Le chauffeur nous dépose dans une propriété où il y a bien marqué "Tiana's Beach Villas" à l'entrée, mais quand il va jusqu'à rentrer dans une des petites villas pour y déposer nos sacs on se pose des questions. On lui demande donc comment il peut savoir qu'on est bien dans ce bungalow-là, il répond que "le propriétaire lui a dit". Curieux car on n'a eu aucun contact avec le dit propriétaire, pour cet hébergement on est passé par une centrale de réservation. On lui paye le trajet et il nous laisse plantés au milieu de la salle à manger, bon c'est super chouette bien sûr mais justement un peu trop, on avait réservé quelque chose de plus petit. Dans le doute et en attendant le lever du soleil pour aller voir les gens du gîte, on s'installe pas trop et on reste sur la terrasse de la villa...



[Photo] Lever de soleil devant le bungalow     [Photo] Lever de soleil devant le bungalow


Avec le soleil qui se lève on découvre notre terrain de jeux pour les jours à venir, il est extraordinaire ! Les bungalows sont tous en bord de plage et quel que soit celui qui sera le nôtre on aura une grande terrasse en bois à deux pas du lagon, pour manger ou faire la sieste. La plage est magnifique et bordée de cocotiers, le lagon semble propice à la plongée et il y a un petit îlot juste en face que l'on projette déjà d'aller explorer avec les canoës qui semblent à disposition devant chaque bungalow.

Alors qu'on rêvasse sur la terrasse de la villa le proprio sort de chez lui et semble surpris de nous voir. On lui explique comment on est arrivés en lui filant le papier qui atteste de notre réservation... Le verdict tombe, effectivement on n'est pas dans la bonne villa, notre bungalow est juste à côté mais il nous attendait que dans l'après-midi, c'est marqué sur notre papier : "check-in at 2pm". Heureusement ils sont cools (sa femme est arrivée entre temps pour voir ce qu'il se passait) et surtout il n'y avait personne jusqu'à aujourd'hui dans le bungalow qui nous est réservé donc on peut s'y installer sans attendre. Tout s'arrange !



[Photo] La vue du bungalow     [Photo] Le lagon de Muri     [Photo] Le lagon de Muri     [Photo] Le lagon de Muri


Avant de piquer un petit somme dans notre chouette bungalow pour finir la nuit, on se demande quand même ce qu'il s'est passé pour ces pauvres "Mr and Mrs Dills" avec qui le chauffeur nous a confondu et qui ont donc réservé la villa à côté... Est-ce-que par hasard ils seraient pas encore bloqués à l'aéroport en s'étonnant que personne ne soit venu les chercher comme prévu ? En tout cas notre conscience ingrate opte pour un infâme "tant pis pour eux" et ne nous empêche pas de nous rendormir pour une ou deux heures !



[Photo] Notre bungalow


On se lève pour de bon en milieu de matinée, avec deux objectifs : louer un scooter et assurer le ravitaillement en nourriture pour quelques jours. Il faut retourner à Avarua, la "capitale", pour que dans un premier temps j'obtienne le permis de conduire des Îles Cook, indispensable pour possèder un véhicule motorisé ici même si ce n'est qu'un petit deux-roues. A priori ce n'est qu'une formalité adiministrative si l'on en croit le Lonely Planet.

On prend donc un des deux bus qui font le tour de Rarotonga environ toutes les heures, un dans chaque sens. Après un arrêt au marché pour se rafraîchir avec des noix de coco piquées d'une paille, c'est séance remplissage de paperasses à la police station d'Avarua. Il faut payer 25 Dollars néo-zéalandais (une petite quinzaine d'Euros) donc je prends tout seul le permis, et de toutes façons Lapinette n'est pas très motivée pour piloter un scooter dans ce pays où l'on roule à gauche et sans casque...



[Photo] Les Lapinous à Avarua     [Photo] Les Lapinous à Avarua     [Photo] Les Lapinous à Avarua


Seulement l'imprévu c'est que comme je n'ai pas le permis moto, il faut que je passe le test pratique même pour conduire un petit scooter. Et pour ça il faut que je vienne au poste de police avec mon propre deux-roues pour faire un tour en ville suivi par un examinateur. Le drame c'est qu'il n'y a plus un scooter à louer en ville, on se casse le nez à toutes les agences de location. Et quand enfin on pense en avoir trouvé un à une station service, il veut pas démarrer donc évidemment on laisse tomber celui-là. Bref il faut revenir à Muri là où se trouve notre hébergement et où il y a d'autres loueurs sûrement moins dévalisés vu que le coin est moins fréquenté. On reprend donc le bus pour retourner là-bas...

Dernier point à régler, le loueur a besoin de mon permis pour me louer un scooter. A se taper la tête contre les murs, puisque pour avoir le permis en question j'ai besoin qu'il me le loue avant... La première agence reste inflexible, par contre à la deuxième c'est bon, le gars de Budget ne fait pas de difficulté pour nous donner un scooter flambant neuf à un prix imbattable, moins de 10 Euros par jour. Il ne nous demande même pas de repasser le voir une fois le permis obtenu, ça prouve que le test ne doit pas être très compliqué !

Pour éviter des ennuis on retourne ventre à terre sur notre nouveau jouet jusqu'à Avarua, pour que je passe quand même le permis avant la fermeture de la police station qui n'est ouverte que le matin. En faisant quand même gaffe un minimum vu qu'ici on roule sans casque, ou plutôt que ce n'est pas obligatoire d'en porter un et donc à cause de la chaleur personne n'en a. Là-bas un policier me fait faire un tour du paté de maison, le plus dur est sans doute de comprendre l'itinéraire de l'examen qu'il m'explique en anglais. En faisant attention à rouler à gauche, en-dessous de 30 km/h et à prendre les ronds-points à l'envers, il n'y a aucune difficulté et je peux ressortir quelques minutes après du commissariat avec ma Cook Islands driving licence officielle !



             [Photo] L'examen du permis de conduire     [Photo] La driving licence des Îles Cook


Avant de rentrer au bungalow on fait quelques courses dans un supermarché d'Avarua, puis on se retape les 15 kilomètres de route entre la capitale et Muri, pour la quatrième fois depuis ce matin ! Petit repas sur notre terrasse à 10 mètres de l'eau, puis Lapinette se met en mode sieste pendant que je pars explorer un peu le lagon avec un kayak et mon matériel de plongée. Depuis le milieu du lagon bleu turquoise, la vue sur les montagnes de Rarotonga est plutôt pas mal...



[Photo] La vue depuis le lagon de Muri     [Photo] La vue depuis le lagon de Muri            


Je fais le tour des îlots, celui qui est juste en face de chez nous et les deux autres un peu plus loin. Il n'y a pas toujours beaucoup de fond et par moment je racle sur des patates de corail qui affleurent à la surface, mais en grande majorité le lagon est sablonneux et profond de 2 ou 3 mètres... Dans un passage entre deux îles je vois onduler sous mon kayak une grande raie, le temps d'attraper mon masque et le caisson étanche pour l'appareil photo, elle est déjà loin. Je reviens vers le premier îlot pour plonger, j'ai repéré en passant un coin avec des rochers faciles d'accès où je pourrai laisser le kayak sans risquer qu'il s'en aille sans moi avec le courant.



[Photo] Une patate de corail dans le lagon     [Photo] Une patate de corail dans le lagon     [Photo] Echouage du kayak pour plonger


Sous l'eau c'est l'aquarium ! Eau chaude, translucide, et des poissons en quantité hallucinante. Faut dire que y a personne sur et dans le lagon donc ils sont plutôt peinards, surtout de ce côté de l'îlot qui fait face à l'océan... Je passe donc un long moment à tirer le portrait de plusieurs espèces rigolotes : les rondouillets poissons-coffre, poissons-ballon et poissons porc-épic, les bariolés balistes Picasso, poissons-papillon et idoles Maure rayés jaune et noir (que l'on appelle depuis le début du voyage des "Nemo", parce qu'il y en a un dans le film... A tort puisque Nemo est un poisson-clown et que l'idole Maure lui s'appelle Gill).



             [Photo] Un poisson-coffre     [Photo] Un idole Maure     [Photo] Un poisson-ballon avec son labre nettoyeur, et un poisson porc-épic

[Photo] Un baliste Picasso     [Photo] Un poisson-coffre     [Photo] Un banc de poissons            


Lapinette bronze sur la plage devant le bungalow et préfère y rester, la plongée attendra demain malgré mon enthousiasme après tout ce que j'ai vu derrière l'île juste en face. C'est pas très grave parce que j'aperçois posé contre un mur de la villa des proprios un skimboard en bois bien amoché mais apparemment fonctionnel ! Je cherche le propriétaire pour en solliciter l'emprunt, pas de problème, donc je fonce au bord du lagon avec ma planche sous le bras. Pas facile de ne pas s'esquinter dans le corail qui affleure à quelques mètres du bord, d'ailleurs je finis par m'écorcher, mais y a pas à dire le cadre est chouette pour faire du skim...



[Photo] Lapinette sur la plage devant le bungalow     [Photo] Skim au bord du lagon     [Photo] Skim au bord du lagon     [Photo] Skim au bord du lagon


On finit la journée par l'apéro rituel sur la terrasse de notre bungalow sur pilotis au-dessus de la plage, à 10 mètres de l'eau et sans un bruit autour. Le climat aux Îles Cook semble idéal, chaud mais beaucoup moins étouffant qu'au Vanuatu... Le pied !



[Photo] Apéro au bungalow



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Dimanche 26 Octobre

Canoë et plongée dans le lagon de Muri



Réveil de très bonne heure pour cette première nuit à Rarotonga, peut-être à cause du léger décalage horaire avec le fuseau du Vanuatu ou de la Nouvelle-Calédonie auquel on s'était bien habitué depuis un mois. Du coup alors qu'il est même pas encore 6h on descend sur la plage pour voir le lever de soleil, comme hier pour notre arrivée. Petite balade sur le sable le long du lagon et puis finalement on retourne se coucher un peu !



[Photo] Lever de soleil devant le bungalow     [Photo] Lever de soleil devant le bungalow     [Photo] Lever de soleil devant le bungalow     [Photo] Lever de soleil devant le bungalow


En fait on se rendort pour de bon jusqu'à 9h du matin ! Je pars en scoot à la recherche de pain frais, et ne trouve que des baguettes bien ramollies dans une épicerie du coin (y en a beaucoup le long de la route principale en fait, avec toujours la même chose dedans : un rayon entier pour les boîtes de corned beef, un autre pour les paquets de gâteaux et le pain, et un grand frigo pour les sodas, la bière et quelques plaquettes de beurre si on a de la chance !). Mais le petit-déjeuner sur la terrasse reste assez royal...



[Photo] Le petit-déjeuner sur la terrasse


Ensuite c'est tout droit dans le lagon, on prend deux canoës simples (plus faciles à manoeuvrer qu'un canoë double, pour zigzaguer entre les patates de corail et pour aborder sur les rochers de la petite île en face) mais comme il y a un peu moins d'eau qu'hier à cause de la marée basse (en fait les marées ne semblent pas énormes, pas beaucoup plus de 50 centimètres d'écart de hauteur d'eau entre le plein haut et le plein bas, mais ça suffit pour faire affleurer le corail un peu partout dans le lagon) on doit slalomer entre les cailloux pour s'éloigner de la plage, et de temps en temps ça racle même le fond.



[Photo] En canoë sur le lagon de Muri     [Photo] En canoë sur le lagon de Muri


On laisse les canoës au même endroit que je l'ai fait hier, coincés dans les rochers de l'autre côté du motu (l'îlot corallien dans le lagon). Sous l'eau Lapinette découvre le même spectacle que celui auquel j'ai eu droit la veille, des poissons dans tous les sens et pas vraiment trouillards...



[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Des poissons-papillon     [Photo] Un poisson-flûte

[Photo] Un poisson-papillon     [Photo] Un poisson-papillon

[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Un poisson-flûte     [Photo] Un poisson jaune (je cherche son nom !)


L'après-midi on prend le scooter pour aller sur une plage sur la côte Ouest de Rarotonga, Aro'a Beach à une dizaine de kilomètres de Muri où l'on est basés. Elle est réputée pour être un des plus chouettes spots de plongée de l'île, et vu comment on en a pris plein les yeux ce matin dans le lagon juste devant le bungalow, on est curieux de voir ce que ça peut donner !

Seulement une grosse averse et des nuages qui s'accrochent aux montagnes sur ce versant nous poussent à faire demi-tour, dommage de plonger sans luminosité alors que du côté de Muri il y avait un grand ciel bleu. Avant d'être trempés et sans même être allés jusqu'à Aro'a, on revient au bungalow puis on repart en canoë sur le lagon.



[Photo] En canoë sur le lagon de Muri     [Photo] En canoë sur le lagon de Muri     [Photo] En canoë sur le lagon de Muri


On découvre une bouée ancrée au milieu du lagon derrière le motu, c'est super pratique pour y amarrer les deux canoës plutôt que d'essayer de les coincer dans les rochers comme on l'a fait ce matin. En plus on est pile à l'endroit le plus profond et le plus sympa du lagon, ce qui nous évite d'avoir à nager une bonne centaine de mètres depuis l'îlot pour arriver jusque-là...



[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Les lapinous dans le lagon     [Photo] Un baliste Picasso     [Photo] Des branches de corail

[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Un poisson porc-épic

[Photo] Un gros poisson bizarre bien planqué     [Photo] Un nuage de petits poissons     [Photo] En plongée dans le lagon


Retour au bord pour la sieste sur la plage, après les aventures du Vanuatu et les journées pas toujours reposantes même si elles étaient extraordinaires, c'est plutôt agréable de calmer un peu le jeu et de se sentir vraiment en vacances !



[Photo] Sieste sur la plage


Je tiens quand même pas très longtemps avant de retourner dans l'eau transparente du lagon, pendant que Lapinette poursuit son roupillon au soleil. Je vadrouille un peu avec le canoë, en scrutant sous la surface pour tenter d'apercevoir à nouveau une raie comme hier et plonger aussitôt, mais elles restent invisibles.

J'attache donc le canoë à la bouée comme ce matin... Sous l'eau je rencontre plusieurs nouveaux poissons rigolos, dont un petit brun tacheté aux yeux bleus qu'on trouve dans les animaleries sous le nom de "spotted toby" (je cherche toujours le nom français), et qui joue inlassablement à cache-cache avec un autre énergumène.



     [Photo] Un idole Maure     [Photo] Un petit poisson-coffre tacheté     [Photo] Un idole Maure et des poissons-papillon


Lapinette me rejoint en canoë après une dizaine de minutes de rame depuis la plage, elle est bien accueillie par les propriétaires des lieux puisqu'une nuée de poissons-demoiselle l'entoure, certains téméraires essaient même de la goûter ! Etrange comportement qui rappelle un peu celui des petits poissons rayés blanc et noir en Nouvelle-Calédonie. Sauf que ceux-là défendaient farouchement leur branche de corail, ici ça ressemble plus à de la curiosité... Et comme on n'a vu quasiment personne plonger dans le lagon depuis qu'on est arrivés, les poissons ne doivent pourtant pas être habitués à être nourris !



[Photo] Un idole Maure     [Photo] Un poisson-ange empereur     [Photo] Lapinette attaquée par une équipe de poissons-demoiselle     [Photo] Lapinette attaquée par une équipe de poissons-demoiselle


En fin d'aprem, on reprend une dernière fois les canoës pour cette journée qu'on finit les bras en compote et au cours de laquelle je pense avoir passé plus de temps dans l'eau qu'en dehors ! L'objectif : aller jusqu'au motu pour voir le coucher de soleil depuis le lagon. Quand on arrive derrière la petite île il commence à faire un peu sombre et l'abordage est assez délicat, je finis par m'écorcher dans les cailloux...



[Photo] Lapinette en canoë     [Photo] Abordage délicat sur le motu     [Photo] Les lapinous au bord du lagon


Le coucher de soleil est magnifique, en plus tout seuls sur l'îlot c'est vraiment la classe... Enfin tout seuls c'est vite dit, avec la nuit qui tombe des crabes sortent de partout dans les rochers. On fuit avant de plus rien voir pour revenir à la plage !



[Photo] Coucher de soleil sur le lagon de Muri     [Photo] Coucher de soleil sur le lagon de Muri     [Photo] Coucher de soleil sur le lagon de Muri


Retour vers le bungalow en heurtant quelques patates de corail devenues invisibles dans la pénombre, pas un souffle de vent sur le lagon, l'air est chaud, et on entend de la musique polynésienne venir de la plage. C'est assez magique...



[Photo] Lapinette en canoë     [Photo] Lapinette en canoë



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Lundi 27 Octobre

Aro'a Beach



Réveil matinal pour profiter à fond de la journée, direction de bonne heure la capitale pour quelques emplettes. Lapinette bougonne de s'être faite sortir du lit si tôt (toutes proportions gardées...), d'autant plus qu'en rentrant en scooter dans la ville les rues sont désertes, les boutiques fermées sans exception. Bon, on est pourtant lundi, que se passe-t-il ?

Une affiche nous fournit l'explication : National Gospel Day, October 27th. Le Lonely Planet nous confirme que c'est un jour férié aux Îles Cook, qui en plus de cette journée nationale ont chacune leur propre date. Le Rarotonga Gospel Day tombe en Juillet, ça va on se fera pas avoir une deuxième fois... Les habitants fêtent cette journée-là l'arrivée du christianisme sur leurs îles, ça se traduit par des chants et des danses dans les églises.

C'est donc foutu pour les magasins, on poursuit le tour de l'île vers l'Ouest en direction du Black Rock, un gros rocher au milieu du lagon qui constitue une réserve naturelle. Aux Îles Cook ces zones protégées s'appellent les ra'ui et la pêche y est strictement interdite, ce qui assure une faune sous-marine surabondante. Et vu ce qu'on a pu admirer dans le lagon "non protégé" ça doit être ici quelque chose d'assez exceptionnel... Mais déception en arrivant en face du rocher, l'accès semble délicat au milieu du corail et y a pas l'air d'avoir trop de profondeur. On continue donc notre chemin...

Quelques kilomètres plus loin on arrive à Aro'a Beach à la pointe Sud-Ouest de l'île, et là ça fait très mal aux yeux... Lagon bleu turquoise, plage de sable blanc, palmiers : un coin idyllique !



[Photo] Aro'a Beach     [Photo] Aro'a Beach     [Photo] Aro'a Beach


Comme d'habitude on a masque, tuba et palmes dans nos sacs à dos. Et là sous la surface on en prend plein la rétine, l'eau est incroyablement transparente, on n'avait encore jamais vu à ce point ! La visibilité dépasse certainement 50 mètres. Le fond est sableux les 200 premiers mètres, et puis on arrive sur le récif de corail avec des poissons multicolores partout qui nous tournent autour. Une plongée parmi les toutes meilleures depuis le début du périple ! A noter qu'ici aussi c'est une ra'ui.



[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Des poissons-papillons

[Photo] Au milieu des poissons     [Photo] Visibilité incroyable !     [Photo] Un poisson-papillon

[Photo] Un poisson-flûte et un poisson-papillon     [Photo] Lapinette en plongée


Une fois sortis de l'eau (après un très long moment à vadrouiller sur le récif, en plus comme le lagon ne dépasse pas 1m50 de profondeur l'eau est particulièrement chaude) on reprend le scooter pour boucler le tour de l'île et rentrer manger au bungalow. Petite pause sur la terrasse pour éviter les heures où le soleil tape un peu trop, et puis on décide sans aucune hésitation de retourner à Aro'a Beach qui n'est qu'à une dizaine de kilomètres pour finir l'après-midi et profiter du coucher du soleil, la plage étant bien orientée.

En chemin on s'arrête à Tikioki Beach qui est signalée comme un bon coin pour plonger. Lapinette se pose sur la plage, je pars visiter le lagon avec masque et tuba. Mais ça n'a pas grand chose à voir avec Aro'a, que du sable et rien que du sable... Le récif est très loin, il y a au moins 500 mètres à nager avant d'y arriver. Que je me tape quand même, pour voir, et pour être finalement bien déçu en découvrant les premiers rochers du récif couverts d'algues marron et avec peu de poissons. Demi-tour donc, dans une eau bouillante qui rappelle le lagon de Poé en Nouvelle-Calédonie. Une bonne surprise quand même en revenant vers la plage, je croise une immense raie, mais sans avoir le temps de la photographier parce qu'elle prend tout de suite peur en me voyant...

On reprend donc le scooter jusqu'à la plage de ce matin, toujours aussi chouette...



[Photo] Aro'a Beach     [Photo] Aro'a Beach     [Photo] Aro'a Beach


Nouvelles plongées magiques...



[Photo] Du corail     [Photo] Du corail     [Photo] Un poisson-globe     [Photo] Lapinette en plongée            

             [Photo] Des poissons-papillons curieux     [Photo] Un poisson-papillon     [Photo] Au milieu des poissons

[Photo] Du corail     [Photo] Un poisson dont on ne connaît pas le nom...     [Photo] Un banc de poissons en rangs serrés            


En explorant les recoins du lagon je découvre même un bénitier géant, qui doit bien approcher le mètre de longueur... Moins coloré que ceux qu'on avait pu admirer en Nouvelle-Calédonie (dans la piscine naturelle sur l'Île des Pins) mais bien plus gros.



[Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Un banc de poissons en rangs serrés     [Photo] Un poisson dont on ne connaît pas le nom...     [Photo] Le bénitier géant

[Photo] Du corail et des poissons-papillons     [Photo] Le bénitier géant     [Photo] Un couple de poissons rigolos


En fin d'après-midi des familles de locaux débarquent à la plage pour l'apéro... Sauf qu'au lieu de nos traditionnelles rondelles de saucisson, eux vont se servir directement dans le lagon... en limaces de mer ! On assiste au manège, un peu sciés car pour les voir à longueur de journée quand on plonge, les rori (c'est le nom Maori des oloturies, les concombres de mer) sont pas franchement appétissants.

La curieuse technique de dégustation consiste à presser comme un tube de dentifrice la limace fraîchement ramassée au fond du lagon, et d'avaler la substance qui en sort par un de ses orifices. Infect... Il paraît que la bestiole se remet ensuite sans mal de ce traitement un peu vigoureux, et est prête à resservir quelques jours plus tard.



[Photo] Dégustation de concombres de mer par les gens du coin


Les locaux rassasiés repartent, coucher de soleil peinards sur la plage !



[Photo] Coucher de soleil à Aro'a Beach     [Photo] Coucher de soleil à Aro'a Beach     [Photo] Coucher de soleil à Aro'a Beach

[Photo] Coucher de soleil à Aro'a Beach     [Photo] Coucher de soleil à Aro'a Beach


On quitte la plage à la nuit noire, le scooter nous fait une petite frayeur en refusant de démarrer. On finit par en venir à bout après un quart d'heure à s'acharner sur le kick, il avait dû trop chauffer au soleil pendant l'après-midi. Pas d'éclairage sur la route, c'est un peu sport pour rentrer et on prend notre quota d'insectes dans les dents... Bizarrement on a froid alors que d'habitude en soirée la température reste très douce, en fait il y a un curieux vent frais qui descend de la montagne et qui nous gèle à chaque passage de vallée.

Apéro et fin de soirée tranquille sur la terrasse du bungalow pour terminer la journée...



[Photo] Soirée au bungalow



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Mardi 28 Octobre

Shopping à Avarua et exploration du lagon



Petit-déjeuner sur la terrasse, avec du pain frais et le journal du jour s'il vous plait (par contre le quotidien des Îles Cook ne parle que des nouvelles locales, pas une ligne sur le monde extérieur...), avant de retourner à Avarua pour faire les boutiques suite à l'échec de la veille à cause du Gospel Day...



[Photo] Petit-déjeuner au bungalow     [Photo] La plage devant le bungalow


Pour rouler jusqu'à la capitale on emprunte la Ara Metua, la petite route un peu à l'intérieur qui ne longe pas le lagon (au contraire de l'Ara Tapu, la route côtière) mais passe au pied des montagnes le long des jardins et des champs de bananiers. On parvient à ne presque pas se paumer...

A Avarua tout est ouvert ce coup-ci, par contre vu ce qu'on y trouve on a finalement pas vaiment perdu grand chose hier... Du côté des fringues c'est clairement moche, des tee-shirts basiques avec des dessins kitch. Du côté des perles noires convoitées par Lapinette c'est hors de prix, la moindre perle difforme qui ressemblerait plus à une cacahuète qu'à une bille affiche au moins 200 NZ$, soit facile 100 €. Et les perles "jolies" sont inabordables, dommage qu'on n'ait pas saisi le coche à Tahiti car c'était nettement moins cher là-bas...

On finit par me dégoter un tee-shirt sympa dans un genre de surf shop à l'entrée de la ville, un petit tour par le front de mer où des locaux construisent des pirogues, une demie-heure dans un cyber-café pour donner des nouvelles à tout le monde, et on reprend le chemin de Muri pour rentrer au bungalow.



[Photo] L'intérieur de l'île     [Photo] L'intérieur de l'île     [Photo] Construction de pirogues à Avarua


C'est la fournaise, à peine revenus chez nous on fonce à l'eau à cause de la chaleur ! On prend quand même les canoës pour aller plonger dans notre coin fétiche derrière le motu. On les amarre à la bouée comme d'habitude et on s'en éloigne en se baladant au milieu des patates de corail avec le masque. Sauf qu'en revenant aux embarcations après une demie-heure sous l'eau, le mien est à moitié coulé, j'ai dû taper un peu fort un caillou à fleur d'eau. Impossible de monter dessus, je le pousse à la nage et en crachant mes poumons jusqu'aux rochers du motu un peu plus loin...

Une fois vidé après avoir enlevé le bouchon, ça reflotte. Je mets donc le cap pleins gaz sur la plage, suivi un peu plus loin par Lapinette qui rentre à son rythme, mais peine perdue je coule définitivement à mi-parcours. Heureusement après m'être assez rapproché du bord pour avoir pied et trainer l'épave jusqu'au sable.



[Photo] Dans le lagon de Muri     [Photo] Dans le lagon de Muri     [Photo] Vidange du canoë...


Salade au bungalow, et petite session skim au bord du lagon avec la planche en bois du proprio pendant que Lapinette digère un peu sur la plage...



[Photo] Skim au bord du lagon     [Photo] Skim au bord du lagon     [Photo] Skim au bord du lagon


On repart ensuite sur le lagon, avec un autre canoë pour moi, en direction d'un autre motu un peu plus loin que celui où l'on va plonger d'habitude. Impossible d'y accoster à cause d'un chantier infranchissable de cailloux à fleur d'eau tout autour. Par contre la barrière de corail qui ferme le lagon est à sec à cet endroit, et en slalomant entre les patates on parvient à tirer les deux canoës au sec sur le récif...



[Photo] En canoë sur le lagon


La mise à l'eau pour plonger n'est pas simple, il faut retrouver en sens inverse et à la nage le passage au milieu du labyrinthe formé par les patates de corail qui nous a permis d'atteindre le récif. Pour ne rien arranger c'est rempli d'oursins, et il suffit d'effleurer le corail pour avoir des démangeaisons sur la peau. Mais on finit par s'en sortir... Le coin semble être apprécié des idoles Maures, on en voit partout et en familles nombreuses !



[Photo] Lapinette dans le labyrinthe     [Photo] Une famille d'idoles Maures     [Photo] Une famille d'idoles Maures            


Au détour d'un gros rocher je vois une grande forme bizarre remuer le sable quelques mètres devant moi, je mets un peu de temps à comprendre que c'est une grande raie-aigle en plein repas... Alors que je désespérais d'en approcher une pour de bon après celle aperçue le premier jour sous le canoë et celle croisée très furtivement hier à Tikioki Beach, enfin celle-ci se montre coopérative ! Je sors l'appareil photo, fais signe à Lapinette restée en arrière et qui ne l'avait pas vue, et je m'approche doucement...

Quand je suis vraiment près la raie a une réaction brusque et me fonce dessus, bon coup de stress car elle porte quand même un aiguillon venimeux sous sa queue ! Elle m'évite au dernier moment mais reste agressive (ou peut-être simplement curieuse après tout) et nous tourne autour un petit moment avant de s'éloigner en battant des ailes. Je la suis tant qu'elle me laisse le faire, mais quand elle finit par nager pour de bon je ne peux rien faire et elle disparaît dans le lagon.



             [Photo] Une raie-aigle     [Photo] Une raie-aigle     [Photo] Une raie-aigle


Après cette chouette rencontre on passe pas mal de temps à retrouver le chemin pour rejoindre les canoës posés sur le récif, à travers le dédale formé par les rochers. D'ailleurs quelques passages plutôt étroits entre les patates de corail nous laissent des égratignures désagrablement urticantes... Le ciel s'est bien chargé, on sort même de l'eau sous un arc-en-ciel au-dessus du lagon. Retour en vitesse au bungalow avant l'averse tropicale !



[Photo] Arc-en-ciel sur le lagon     [Photo] Retour avant l'averse tropicale


Balade sur la plage, et puis en soirée comme il semble y avoir quelques créneaux entre les gros nuages noirs, on décide pour le dernier jour à Rarotonga d'aller manger "en ville" à Avarua...



[Photo] Sur la plage devant le bungalow     [Photo] Sur la plage devant le bungalow     [Photo] Sur la plage devant le bungalow


On passe effectivement entre les gouttes avec le scooter le long des 15 kilomètres jusqu'à la capitale, mais la route est détrempée : sans casques, vitesse réduite de rigueur... Arrivés à Avarua y a pas foule, petit tour des rues pour s'apercevoir que finalement peu de restaurants sont ouverts, et en tout cas pas de plats typiques comme on se les rêvait. On se rabat finalement sur un genre de snack avec une terrasse de l'autre côté de la ville, et qui propose des fish'n chips ou des énormes burgers.
Demain, départ pour Aitutaki !



[Photo] Restaurant typique à Avarua