Polynésie : Moorea

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Localisation de la Polynésie
 

Moorea



28/09
29/09
30/09
01/10
02/10
Carte de Moorea



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Dimanche 28 Septembre

Tour de Moorea



On émerge de bonne heure, du coup on profite du super lever de soleil depuis la plage de la pension, avec les sommets de Tahiti juste en face ! La vue derrière nous sur l'intérieure de Moorea est pas mal non plus, avec la jungle à flanc de montagne qui s'éclaire petit à petit juste au-dessus du faré...



[Photo] Lever de soleil sur Tahiti     [Photo] Les farés


On avait rendez-vous à 8h devant la pension avec le loueur de scoot, seulement on reste plantés au bord de la route pendant une heure sans voir personne... Et pas de téléphone pour le joindre. Du coup je me tape les 4 bons kilomètres en footing pour rejoindre le port, où l'agence de location est basée. Il fait déjà chaud, je crache mes boyaux et mon petit-dej... Sur place le mec me sort sans être géné du tout qu'il nous avait oubliés (lui aussi décidemment, après la chauffeuse de bus hier, on oublie beaucoup les gens sur cette île). Bref on récupère un scoot flambant neuf pour l'intégralité de notre séjour à Moorea, ce qui va nous simplifier la vie pour les déplacements.

Pour se rafraîchir on fonce sur le lagon avec deux canoës, sur une centaine de mètres c'est sableux et très peu profond (moins d'1m d'eau) puis il y a le récif qui émerge au ras de l'eau et ensuite le lagon est nettement plus profond. La "grande" barrière de corail est à environ 1km de la côte et protège l'ensemble du lagon des vagues qui se fracassent sur elle.

Des petits passages dans le récif nous permettent de rentrer dans le lagon, en canoë il semble pas y avoir trop de courant donc on ramène les deux embarcations et on repart avec masque tuba et palmes, on traverse la zone sablonneuse peu profonde où pullulent les gros concombres de mer assez répugnants, on s'engage dans la petite passe et on débouche pour la première fois sur la pente extérieure du récif qui plonge rapidement sur une vingtaine de mètres.

C'est un vrai aquarium, on sort de là épatés !



[Photo] En canoë devant la pension     [Photo] En canoë devant la pension            

             [Photo] Plongée sur la pente extérieure du récif     [Photo] Plongée sur la pente extérieure du récif


En fin de matinée on embarque sur le scoot, le but étant de trouver où réserver une sortie en bateau pour aller voir les baleines demain ou après-demain. Apparemment il faut s'adresser dans les grands hôtels tout à fait de l'autre côté de l'île, à une trentaine de kilomètres, donc on va en profiter pour visiter la côte jusque là-bas.

La vue est splendide tout le long, on aperçoit quelques hôtels ultra luxueux avec leurs bungalows sur pilotis au bord du lagon, mais à 1000€ la nuit on peut juste se permettre de rêvasser (enfin surtout Lapinette parce que moi c'est moins mon truc). On longe les deux baies très encaissées de la côte Nord, la baie de Cook et la baie d'Opuhonu, les points de vue sont magnifiques avec les montagnes couvertes par la jungle qui tombent directement dans le lagon turquoise...



[Photo] Le Sofitel Ia Ora sur la côte Est     [Photo] Le Sofitel Ia Ora sur la côte Est     [Photo] Le Sofitel Ia Ora sur la côte Est

[Photo] La baie d'Opuhonu     [Photo] La baie d'Opuhonu


Aux réceptions des hôtels de la pointe Hauru on fait chou blanc pour la sortie en bateau, on trouve pas ce qu'on veut : voir des baleines, des dauphins, des requins et des raies ! La plupart des excursionnistes se limitent soit aux deux premiers, soit aux deux derniers. On reprend donc le chemin de la pension pour aller passer des coups de fil aux numéros qui figurent dans le Lonely Planet et essayer de dégoter ce qu'on cherche. Trente bornes en scoot pour rentrer, par la côte Ouest beaucoup plus sauvage avec quasiment pas de villages.

Le premier numéro qu'on appelle nous propose tout ce qu'on souhaite, pour un tarif raisonnable qui comprend même un pique-nique sur un motu, c'est-à-dire les îlots paradisiaques qui bordent le lagon. On signe donc pour la prochaine sortie qui a lieu après-demain, en priant pour que le temps reste au grand beau.

Pendant l'apéro on voit débarquer quelques curieux specimen, des "hermit crabs" dont je ne connais pas le nom français mais ça ressemble à des énormes bernards-l'ermite. Très moches en tout cas...



[Photo] Un      [Photo] Apéro au rhum Tahitien



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Lundi 29 Septembre

Col des Trois Cocotiers



Après le petit-dej avec le soleil qui se lève, on s'équipe pour une rando moyennement longue dans l'intérieur de l'île : le col des Trois Cocotiers, sur la crète qui sépare les deux versants Ouest et Nord. On ne dispose pas d'indications très précises sur le parcours mais elle semble être assez connue alors on s'inquiète pas outre mesure...

En s'enfonçant en scooter sur le chemin qui remonte la vallée au fond de la baie de Cook, on a des beaux points de vue sur les sommets autour... Le moteur chauffe un peu mais on arrive tant bien que mal à l'endroit que l'on pense être le point de départ !



[Photo] Lever de soleil     [Photo] Au pied du Mont Rotui     [Photo] Le Mont Rotui (899m)


Une petite pancarte indiquant "col des Trois Cocotiers" et un départ sentier : on y croit ! Seulement on se trompe vraisemblablement un peu plus loin, on traverse des plantations d'ananas et les chemins s'entrecroisent, c'est pas si simple de s'y retrouver... Et les indications du Lonely Planet merci bien, trop succintes pour choisir une direction avec certitude.



[Photo] Plantation d'ananas     [Photo] La montée dans la jungle


Pendant une bonne heure on se rend pas compte de notre erreur, le sentier que l'on suit est plutôt bien tracé et on monte régulièrement. Mais à partir d'un certain moment c'est vraiment la jungle et on devine plus qu'on ne voit réellement la trace. On continue quand même, mais c'est un vrai parcours du combattant.

On profite de la moindre (rare) trouée dans les arbres pour essayer de se repérer, de voir si on est toujours dans la bonne direction. On hésite à faire demi-tour mais on finit par se rendre compte qu'on serait bien incapables de refaire le chemin en sens inverse, reste à continuer d'avancer dans les lianes et les fougères en espérant croiser le "vrai" sentier...



[Photo] Perdus dans la jungle


Alors qu'on commence à fliper un peu on tombe enfin sur un chemin bien entretenu, petite hésitation sur le sens dans lequel l'emprunter mais on prend la direction qui nous semble être celle du col, histoire quand même d'arriver au but de la rando.

Un panneau salvateur et une demie-heure de montée en lacets bien raides plus tard, on débouche au col qui est lui-aussi envahi par la jungle, et où ne subsiste qu'un unique cocotier. En montant un peu le long de la crête on a une super vue plongeante sur les deux versants, avec le lagon bleu tout au fond.



[Photo] Ouf un panneau !     [Photo] Arrivés au col     [Photo] La vue sur l'autre versant


On redescend en faisant bien attention à suivre le sentier, ce qui nous fait faire apparemment un détour en distance mais au moins on joue pas les explorateurs au fond de la jungle... On retrouve finalement notre scooter qui nous fait quelques caprices pour démarrer, mais on en vient à bout avant de paniquer dans ce coin paumé. Bien cuits après 4h de rando dans la chaleur.

Sur la route du retour on s'arrête pour acheter quelques spécialités locales : gros pamplemousse vert (au doux nom de "carabosse", mais on est pas sûrs...), carpaccio de thon rouge, ananas de Moorea et patates que l'on croyait douces mais que la vendeuse nous certifie être des pommes de terre tout à fait standard (en se foutant de notre tronche parce que je lui avais demandé le temps de cuisson des patates douces).

Petite plongée dans le lagon devant chez nous dans l'aprem, et on tombe sur une tortue marine. Elle est archi trouillarde et s'enfonce dans les profondeurs avant que j'ai eu le temps de prendre des photos correctes. Mais une chouette rencontre !



[Photo] Notre chambre     [Photo] La plage de la pension     [Photo] Fin d'aprem sur le lagon



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Mardi 30 Septembre

Plongée avec les baleines et câlins avec les raies



Il fait un ciel tout bleu, c'est parfait pour la journée en mer qu'on attendait avec impatience ! On décolle de bonne heure de la pension pour aller de l'autre côté de l'île à la pointe Hauru, là où est basé le départ du bateau pour partir à la recherche des baleines. On prévoit un peu juste en temps et sur les 10 derniers kilomètres on doit mettre la gomme, têtes baissées sur le scooter et manette des gaz à fond. Heureusement les radars fixes n'existent pas ici car on dépasse nettement les 60 km/h légalement autorisés...

Pile à l'heure au bateau, on embarque avec une dizaine d'autres personnes. Harold le capitaine explique le programme, il est secondé par un Tahitien, Aru, qui scrute l'océan pour apercevoir les baleines. On slalome dans le lagon en suivant le chenal entre les îlots (motus) paradisiaques.

On sort du lagon par une passe et on longe ensuite la côte à environ 500 mètres du récif... Rapidement on voit les gerbes de deux baleines de bonne taille qui nagent en surface, on s'en approche mais elles prennent peur et "sondent" en levant la queue avant de disparaître dans les profondeurs.



[Photo] La pointe Hauru     [Photo] Les baleines     [Photo] Les baleines


On repart donc à la recherche d'autres baleines, mais c'est sur une bande de dauphins que l'on tombe d'abord ! Ils nous suivent pendant un long moment, surfent la vague d'étrave juste sous nos pieds (avec Lapinette on est assis juste à l'avant du bateau, les jambes pendantes dans l'eau) ou sautent à l'arrière dans le sillage. Moment magique...



[Photo] Les dauphins     [Photo] Les dauphins            

             [Photo] Les dauphins     [Photo] Les dauphins


Les baleines ne sont pas rares au large de cette partie de l'île et on en recroise assez vite de nouvelles, que l'on repère grâce à leur souffle. Le spectacle est vraiment impressionnant, surtout quand elles basculent sur le flanc et déploient leurs immenses nageoires...
Tout autour les dauphins qui nous ont accompagnés jusque là continuent leur numéro de cirque !



[Photo] Les baleines     [Photo] Les baleines

[Photo] Les baleines     [Photo] Les baleines     [Photo] Un dauphin qui assure le spectacle !


Quand Harold le capitaine annonce qu'on va peut-être pouvoir plonger avec elles, je deviens fou et enfile en un temps record masque, tuba, palmes, lycra et accroche le caisson étanche pour les photos à ma ceinture ! Lapinette hésite mais reste finalement sur le bateau, il y a de la houle et en plus les mastodontes ont de quoi impressionner...

Aru le Tahitien se met à l'eau avec un masque à l'arrière du bateau et indique que les baleines sont assez calmes et ne se déplacent pas (elles nageraient beaucoup trop vite pour nous !), on a le feu vert pour le rejoindre. Avec 3 ou 4 autres motivés on se laisse glisser dans le grand bleu (il y a plus de 1000 mètres de fond en-dessous...), après qu'Harold m'ait fait enlever mes palmes dont le battement effraie habituellement les baleines.

Spectacle hallucinant, vues sous l'eau les baleines paraissent vraiment gigantesques, elles montent et descendent sous la surface en émettant des sons qui contribuent à la magie. Des dauphins nagent autour, sifflent, c'est un vrai concert subaquatique...

On reste à une vingtaine de mètres les uns les autres, mais je suis un peu décalé du groupe quand je vois remonter des profondeurs un grand requin gris (3 ou 4 mètres) qui vient vers nous avec une gueule impressionnante. Première rencontre avec un squale, celui-ci est en plus un sacré client. Je suis le seul à le voir, Aru s'occupe un peu plus loin d'une fille qui panique (heureusement qu'en plus elle n'a pas vu la bête).
Premier réflexe, mitrailler quelques secondes avec l'appareil photo mais dans la panique je bouge un peu trop et sur les clichés on ne voit pas grand chose, une forme rien de plus.
Deuxième réflexe, nager au bateau aussi vite que je peux. Franchement j'ai la trouille, j'ose même pas me retourner pour regarder où il est. Je préviens Harold le capitaine sur le bateau, qui fait sortir les autres de l'eau en vitesse : on s'en va plus loin.

Sur le bateau, Aru explique qu'il est assez fréquent de voir des gros requins (gris, ou même tigres) quand il y a des baleines et des dauphins, les trois espèces vont souvent ensemble. Et qu'il faut se méfier, les squales peuvent se montrer agressifs. Un autre gars semble également avoir aperçu le requin.



[Photo] Paré à plonger !     [Photo] Une baleine en plongée


Après l'épisode du requin, on retrouve un nouveau groupe de baleines un peu plus loin, mais elles sont en mode croisière et les approcher pour plonger est plus compliqué. Le bateau prend une trajectoire de biais par rapport à leur course afin de se poster sur leur trajectoire, et nous permettre de les voir passer sous la surface une fois que nous aurons plongé.

Il faut quelques essais, mais le pilote finit par bien calculer son coup. Lorsque je saute à l'eau avec quelques autres, j'ai déjà complètement oublié le requin. Ca bouge encore pas mal à cause de la houle, Lapinette préfère rester au sec d'autant plus que le capitaine propose d'aller un peu plus tard dans une zone abritée plus calme, pour que tout le monde puisse plonger.
Comme la première mise à l'eau je suis fasciné par les baleines qui cette fois nous frôlent sans s'arrêter.

Après leur passage et alors qu'on allait remonter au bateau, de grands dauphins nous approchent. Là aussi le spectacle est fantastique, ils nous tournent autour et viennent si près que l'on pourrait parfois les toucher. Aru qui plonge avec nous nous explique que ce sont des dauphins "sténo", bien plus grands que les dauphins communs qui marsouinaient autour du bateau un peu plus tôt, et qu'on est chanceux parce qu'il est nettement plus rare d'en rencontrer (moi du moment que je plonge avec les dauphins...).
J'ai cette fois beaucoup de mal à les laisser pour revenir au bateau...



             [Photo] Les dauphins en plongée     [Photo] Les dauphins en plongée

[Photo] Les dauphins en plongée     [Photo] Les dauphins en plongée            


Comme promis on s'arrête ensuite au large de la côte Ouest de Moorea à hauteur de Haapiti, où on est à l'abri du vent et de la houle. Aru repère une baleine endormie sous la surface qui remonte toutes les 10 minutes environ pour respirer, ce coup-ci tout le monde est motivé pour plonger car la mer est plutôt calme. Lapinette se retrouve pour la première fois dans le grand bleu, mais malheureusement sans voir la baleine qui a fui sans demander son reste en nous entendant descendre du bateau...



[Photo] Lapinette dans le grand bleu


On revient ensuite près de la barrière de corail, et on rentre dans le lagon par la passe de Haapiti, le spot de surf le plus connu de Moorea. Un surfeur tout seul prend quelques vagues qui n'ont rien d'exceptionnel, surtout comparé à Teahupoo quelques jours plus tôt...



[Photo] La vague de Haapiti     [Photo] Sur le bateau


Harold nous emmène ensuite au milieu du lagon turquoise, et ancre le bateau sur un banc de sable peu profond mais qui plonge dans un genre de fosse, ce qui fait des nuances de bleu d'enfer. On se met à l'eau dans un paysage dément, avec les montagnes en toile de fond. Sous l'eau je croise deux curieux poissons avec des cornes sur la tête, en cherchant plus tard j'apprendrai que ce sont des poissons-vache qui ne piquent pas mais contiennent un poison violent, donc à ne surtout pas bouffer.



[Photo] Le lagon devant Haapiti     [Photo] Un poisson-vache     [Photo] Lapinette s'éclate !


Le capitaine du bateau nous force à sortir de l'eau, mais la suite du programme est alléchante : plonger avec les requins et les raies un peu plus loin. On trace donc sur le lagon turquoise en slalomant entre les patates de corail pour revenir vers la pointe Hauru au Nord-Ouest de Moorea.



[Photo] Sur le bateau     [Photo] Le lagon


On jette à nouveau l'ancre au milieu du lagon au-dessus d'un banc de sable que rien ne différencie vraiment des précédents. Harold descend dans l'eau et frappe la surface avec sa main : une dizaine puis une vingtaine de grandes raies pastenagues l'entourent rapidement ! Il a vraisemblablement jeté quelques morceaux de poissons en plus de son manège...

Il nous fait signe de le rejoindre, je suis évidemment le premier dans l'eau, Lapinette la deuxième ! Sous l'eau les raies paraissent encore plus grandes que vues du bateau, on nage véritablement en plein milieu d'elles. Je me méfie un peu de leur aiguillon qui comporte un dard venimeux, mais Aru nous explique qu'elles ne le sortent qu'en cas d'agression caractérisée ce qui est loin d'être le cas avec les morceaux de poissons qu'il leur donne (en fait il leur donne des algues frottées avec du poisson, ça doit être moins nourrissant).

On voit aussi les requins à pointe noire qui arrivent de plus en plus nombreux, ils sont de bonne taille (aussi grands que nous en fait) mais craintifs et ne se laissent pas approcher malgré mes efforts pour leur tirer le portrait. Qu'il est loin dans ma tête le gros requin croisé deux heures plus tôt en pleine mer !



[Photo] Harold et les raies     [Photo] Une raie et des requins de récif     [Photo] En plongée avec les raies et les requins

[Photo] Un requin de récif     [Photo] En plongée avec les raies et les requins


Les raies semblent vraiment apprivoisées, la rencontre est un peu faussée du moins à notre goût... Evidemment pour les moins téméraires, pouvoir carresser de tels animaux est une belle expérience. Mais j'aurais préféré les croiser par hasard en plongée, quitte à moins m'en approcher.

Un peu contrainte et forcée pour la photo, Lapinette fait un câlin à une grosse mémère. Souvenir... Gluant !



[Photo] Une raie pastenague     [Photo] Lapinette et sa grande copine     [Photo] Lapinette et sa grande copine


On préfère donc s'éloigner un peu du groupe pour voir les requins d'un peu plus près. Ils ne font pas peur, sûrement parce qu'ils fuient au moindre geste brusque dans leur direction... Certains, les plus gros, ont un poisson collé sous le ventre qui assure le nettoyage. On essaie de se prendre en photo avec eux, mais ils ne sont pas très coopératifs.



[Photo] En plongée avec les raies et les requins     [Photo] En plongée avec les raies et les requins

[Photo] En plongée avec les raies et les requins     [Photo] En plongée avec les raies et les requins     [Photo] En plongée avec les raies et les requins

[Photo] En plongée avec les raies et les requins     [Photo] En plongée avec les raies et les requins


On finit l'excursion par un pique-nique de fruits frais sur la plage d'un des motu du lagon, où le paysage est assez chouette...



[Photo] Les motus de la pointe Hauru


De retour à l'hôtel où on a laissé le scooter puis à la pension après une trentaine de kilomètres le long de la côte Ouest, on commence par dévorer un vrai repas (des ananas et des bananes c'est bon mais ça nourrit pas tant que ça après une telle matinée de plongée) avant de prendre les canoës pour traverser le lagon et aller tester la plongée sur la partie intérieure de la barrière de corail (en fait j'y ai déjà été en reconnaissance la veille mais sans masque et tuba, et les couleurs du fond tapissé de corail vu du canoë faisaient plutôt envie...).

Effectivement la plongée est extra, on slalome entre le corail truffé de poissons multicolores. En plus l'eau est bien plus translucide ici que près du rivage où il y a toujours un peu de sable en suspension...



[Photo] Dans le lagon     [Photo] Lapinette en exploration     [Photo] Un plateau de corail            

             [Photo] Dans le lagon     [Photo] Une rascasse     [Photo] Dans le lagon


On clôt cette journée d'anthologie par le rituel apéro au rhum Tahitien ! Et Lapinette n'en revient toujours pas d'avoir nagé avec des requins...



[Photo] Apéro !



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Mercredi 1er Octobre

Retour à Papeete



L'horaire du bateau (départ de Moorea à 10h) nous laisse le temps d'une dernière plongée devant le bungalow.

On charge ensuite les gros sacs en travers sur le scooter, et avec nos sac à dos en plus y a plus trop de place pour les jambes. Je conduis les 5 kilomètres jusqu'au quai avec les pieds à hauteur du guidon, les gens se retournent en nous voyant passer. C'est tellement n'importe quoi qu'on essaie de se prendre en photo, mais on se rend pas bien compte du chargement précaire.



[Photo] Dernière plongée devant la pension     [Photo] On essaie de sècher avant le départ     [Photo] La folle équipée !


On poireaute une bonne heure sur le quai avant d'embarquer dans le ferry, qui est d'ailleurs désert on a le pont supérieur pour nous tout seuls. En sortant du lagon une bande de dauphins accompagne le bateau en sautant dans le sillage...



[Photo] Sur le ferry, départ de Moorea     [Photo] Sur le ferry, arrivée à Papeete


On retrouve Papeete sans grand plaisir, le monde, les rues embouteillées, chacun un sac de 20 kilos sur le dos, et les petits sacs à dos sur le ventre. On refait un tour au marché qui n'est pas très éloigné du quai (chargés comme des mules, le rayon d'action est relativement limité...) pour acheter des paréos et un casse-croûte.

Petit coup de fil à la pension à côté de l'aéroport qui doit nous héberger ce soir, avant que l'on prenne l'avion pour Auckland demain aux aurores, pour savoir à quelle heure on peut débarquer. Dès le début d'aprem c'est-à-dire maintenant, donc on chope un truck (les "bus" typiques de Papeete) dans lequel se poser avec notre barda est un peu compliqué, direction Faaa !



[Photo] Un truck à Papeete


Repos l'aprem à notre pension qui est sur les hauteurs de Faaa, on descend à pied le soir pour manger dans une "roulotte" (camping-car amenagé pour la cuisine avec des tables installées devant et protégées par des toiles) recommandée par notre propriétaire. Effectivement on est vraiment pas déçus, des assiettes gigantesques avec du poisson délicieux, mahi mahi pour Lapinette, meka (espadon) pour moi !



[Photo] Pension Damyr à Faaa     [Photo] Coucher de soleil sur Moorea depuis la pension     [Photo] Dur de choisir !     [Photo] Les assiettes géantes de chez Aro



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Jeudi 2 Octobre

Départ de Tahiti



L'avion pour Auckland décolle à 7h : lever aux aurores pour que le proprio nous dépose à l'aéroport. On s'apprête à perdre arbitrairement un jour puisqu'en passant la ligne de changement de date, entre Tahiti et la Nouvelle-Zélande, on fera un bond de 23 heures en avant sur l'horloge (en passant du fuseau horaire GMT-11 au fuseau horaire GMT+12).

On décolle donc de Papeete à 7h du matin, et bien qu'il n'y ait que 6 heures de vol on arrivera à Auckland... Demain midi !



[Photo] L'avion pour aller à Auckland     [Photo] Moorea vue d'avion