Nouvelle-Calédonie : Île des Pins

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Localisation de la Nouvelle-Calédonie
 

Île des Pins



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Carte de la Nouvelle-Calédonie



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Dimanche 12 Octobre

Arrivée à Kuto, pic N'Ga et baie de Kanumera



Notre avion pour l'île des Pins ne décolle qu'à 8h30, mais on met le réveil bien plus tôt pour finir les sacs. On abandonne dans la chambre d'hôtel une énorme noix de coco qu'on trimballait depuis quelques jours sans trop savoir pourquoi ni même essayer de l'ouvrir, puis tout notre matériel de camping (le matelas, les duvets et le réchaud) emballé dans un grand sac dans le square d'un quartier qui nous semble assez pauvre, en espérant que ça serve à quelqu'un faute de trouver une personne à qui tout donner directement. A l'aéroport de Magenta, on rend sans remord le Berlingo à l'agence Europcar (fermée, donc on laisse les clés dans une boîte aux lettres sans faire d'état des lieux mais en se jurant de faire gaffe à nos comptes bancaires dans les jours qui viennent).

L'avion d'Air Calédonie est bien sûr plus petit que les gros engins des vols internationaux qu'on a pris jusqu'alors, mais pas de quoi stresser il embarque quand même une cinquantaine de personnes et ne secoue pas trop sur le court trajet d'une demie-heure. Une fois dépassée la pointe Sud de la Grande Terre, on survole l'immense lagon parsemé d'îlots de corail avant d'approcher de l'île des Pins dont on aperçoit les grandes baies et où un grand paquebot de croisière semble ancré du côté où l'on doit aller. A l'arrivée comme prévu la navette de l'hôtel est venue nous chercher, l'aérodrome est situé en plein centre de l'île et il faut une vingtaine de minutes pour faire en voiture les 15 kilomètres jusqu'à Kuto au Sud de l'île, où se trouve le gîte Nataiwatch chez qui on a reservé un bungalow.



[Photo] L'avion d'Air Calédonie     [Photo] Décollage de Nouméa

[Photo] Décollage de Nouméa     [Photo] Survol de la barrière de corail au Sud de la Grande Terre     [Photo] Arrivée à l'île des Pins


Les bungalows du gîte Nataiwatch ont l'air super sympas, sous les cocotiers au bout d'un petit chemin qui mène à la plage, mais on ne peut pas encore s'y poser puisqu'on arrive trop tôt et que le notre n'est pas encore prêt... Du coup on en profite pour partir à la recherche d'une épicerie parce qu'on a presque plus rien à manger, le Lonely Planet semble indiquer un truc dans le genre à un ou deux kilomètres du gîte.

On longe donc la plage de Kanumera au bord de laquelle le terrain du gîte Nataiwatch est situé, vraiment magnifique avec du sable blanc incroyablement fin, mais ravagé par des dizaines voire quelques centaines de pieds tout justes débarqués du paquebot de croisière ancré dans la baie de Kuto voisine duquel des bateaux navettes déversent sur l'île des flots de touristes américains stéréotypés, chapeau à fleurs sur la tête et appareil photo autour du cou.



[Photo] Le gîte Nataiwatch     [Photo] La baie de Kanumera     [Photo] Le paquebot ancré dans la baie de Kuto


La plage de Kuto que l'on longe ensuite (les baies de Kanumera et de Kuto sont séparées par une fine bande de terre où passe la route qui conduit au petit port, là où accoste le ferry Betico qui fait la liaison avec Nouméa et les îles Loyauté) est elle aussi assez chouette, cocotiers, sable blanc et eau turquoise. On finit par arriver au magasin, mais on a complètement oublié qu'on était Dimanche et qu'évidemment c'est fermé. Ca va impliquer un rationnement jusqu'à demain, ou un cassage de tirelire imprévu dans un restau (pas de distributeurs de billets dans le coin, la seule banque est à Vao à plusieurs kilomètres et on a amené de l'argent en espèces au plus juste, retiré à Nouméa avant de venir).



[Photo] La baie de Kuto     [Photo] La baie de Kuto     [Photo] La baie de Kuto


De retour au gîte on s'installe dans notre bungalow, spacieux avec une cuisine, une terrasse et une table de jardin sous un abri juste devant. On redescend ensuite sur la plage, où il y a toujours autant de touristes. Lapinette bronze au soleil pendant que je pique une tête avec le masque pour voir un peu ce qu'il y a sous la surface ici... De ce côté là sur le coup je suis déçu, le fond est couvert d'herbiers et de corail mort et le coin n'est pas très poissonneux. Mais je pousse pas pour l'instant jusqu'aux rochers qui bordent la baie et qui sont certainement plus intéressants pour la plongée.



[Photo] La baie de Kanumera


Repas de midi au bungalow avec quasiment les seules vivres qu'il nous restait, des pâtes et de la sauce tomate. Subsiste pour ce soir un demi paquet de riz, ça va être compliqué... On décide de fuir la "foule" du paquebot sur la plage pour faire la rando qu'on avait repérée dans des bouquins avant de venir, la montée au pic N'Ga le point culminant de l'île à 260m d'altitude, dont le départ n'est pas très loin. Un guide est "conseillé" mais on se dit que comme la randonnée n'est pas très longue on devrait s'en sortir, après l'expérience à peu près concluante dans la forêt vierge à Moorea.

La première demie-heure est en terrain plat, mais le sentier s'enfonce dans la jungle et n'est effectivement pas toujours évident à suivre surtout qu'on ne croise personne. On finit quand même par sortir de la forêt, au pied de la montée proprement dite dans des pierriers au milieu du maquis... En pleine chaleur et avec les cailloux qui roulent sous les pieds à chaque pas, c'est du sport. Hallucination quand on croise un couple de gens qui descend, en tongs. On a jamais compris comment ils avaient pu monter !



[Photo] La montée au pic N'Ga     [Photo] La montée au pic N'Ga


Au sommet (une heure et demie depuis le gîte Nataiwatch environ) on a un panorama à 360 degrés, avec le lagon turquoise tout autour et les fameux grands pins qui donnent son nom à l'île (les araucarias, les mêmes qu'à la baie des Tortues sur la Grande Terre). Ca valait vraiment le coup de monter jusque là, on reste un long moment à admirer le paysage...



[Photo] La montée au pic N'Ga     [Photo] En haut du pic N'Ga     [Photo] En haut du pic N'Ga      [Photo] Panorama en haut du pic N'Ga


On redescend en faisant bien gaffe de pas se casser la tronche au milieu des éboulis, ou de se tordre une cheville sur une pierre instable, ça serait dommage alors qu'on est même pas à la moitié du périple. Mais en bas une bonne surprise nous attend... Le paquebot a levé l'ancre avec tous ses passagers et la plage est redevenue comme elle aurait dû être dès notre arrivée : complètement déserte !

On fonce au bungalow prendre les masques et le reste des affaires de plongée et on se met à l'eau à côté du rocher de Kanumera, le grand rocher sacré qui coupe la plage en deux. Bon choix de spot, rien à voir avec ce matin ici c'est plein de poissons qui se baladent au-dessus d'une forêt de corail...



[Photo] La baie de Kanumera enfin déserte     [Photo] Plongée autour du rocher de Kanumera     [Photo] Des poissons-papillons            


Après être sortis de l'eau on profite de la fin d'après-midi sur cette plage vraiment paradisiaque quand il y a personne d'autre que nous, on marche un peu plus loin pour faire du repérage de restau éventuel pour ce soir. Au passage depuis la baie on distingue nettement le pic N'Ga jusqu'où on a grimpé... Et encore mieux, on trouve un bar qui consent à nous vendre deux bouteilles de despé et un paquet de gâteaux apéro, avec le restant de riz ça sera parfait devant le bungalow !



             [Photo] Lapinette s'éclate sur sa plage     [Photo] Les Lapinous à l'île des Pins !     [Photo] Le pic N'Ga


En revenant vers le gîte, on s'arrète sur la plage pour regarder le coucher de soleil, comme l'horizon est nuageux le ciel ne s'enflamme pas comme ceux qu'on a pu admirer quelques jours plus tôt sur la côte Ouest de la Grande Terre, mais on est tous seuls assis sous les cocotiers et c'est quand même vraiment le pied !



[Photo] Coucher de soleil sur la baie de Kanumera     [Photo] Coucher de soleil sur la baie de Kanumera     [Photo] Coucher de soleil sur la baie de Kanumera     [Photo] Coucher de soleil sur la baie de Kanumera


On finit la journée royalement comme prévu, en buvant nos despés peinards sur la terrasse du bungalow...



[Photo] Apéro !



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Lundi 13 Octobre

Journée pluie à Kuto



Quand on ouvre les volets c'est pas la fête, il tombe des cordes et le temps est complètement bouché... Petit dej à l'intérieur du bungalow, heureusement il y a du pain frais disponible au gîte sinon on aurait pas eu grand chose à manger, puis équipement de rigueur avec les K-Way pour aller jusqu'à la petite épicerie à laquelle on s'est cassé le nez hier, en longeant les plages de Kanumera puis de Kuto.



[Photo] La plage de Kuto sous la pluie     [Photo] La plage de Kuto sous la pluie     [Photo] La plage de Kuto sous la pluie


Après avoir investi à l'épicerie dans un bon stock de conserves diverses et variées, de jus de fruits et quelques surgelés (de toutes façons y a rien d'autre...), on revient vers le gîte toujours sous la pluie, le temps semble pas vouloir s'arranger du tout. Au moins il fait pas froid, on est quand même sous les tropiques...



[Photo] La plage de Kanumera sous la pluie     [Photo] La plage de Kanumera sous la pluie


Repas dans le bungalow, sieste et puis on se décide quand même à ressorir à l'extérieur, toujours sous la pluie. On part pour la petite presqu'île qui sépare les baies de Kanumera et de Kuto, si l'on en croit la carte un sentier en fait le tour. On trouve le départ, mais la progression dans les broussailles qui s'égouttent sur nous au passage est assez compliquée... Le chemin longe la mer en surplombant de quelques mètres le pateau de corail, on a pris les affaires de plongée au cas où mais là le lagon est trop inaccessible.

Et puis à un détour du sentier on s'arrête net, un gros serpent rayé se tortille au milieu du chemin. On est en tongs donc on joue pas trop à essayer de passer par-dessus, quelques photos sans trop l'énerver et on fait demi-tour. C'est là qu'on s'aperçoit qu'il y en avait un deuxième que l'on avait pas vu sur le bord du chemin, à 50 centimètres de nos pieds nus...



[Photo] La baie de Kuto sous la pluie     [Photo] Lapinette s'équipe     [Photo] Un tricot rayé


On rentre au bungalow sans pouvoir faire grand chose, la pluie tombe encore plus fort dans la soirée c'est carrément le déluge. Malgré ça et en se disant que le temps ne peut que s'arranger les jours suivants, on réserve l'immanquable journée en pirogue sur le lagon (la photo typique de l'île des Pins que l'on retrouve sur tous les guides touristiques) pour après-demain.

C'était quand même une journée pas très productive au final...



[Photo] Le déluge au bungalow



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Mardi 14 Octobre

Virée à Vao et plongée autour du rocher de Kanumera



Bonne surprise au réveil, le temps s'est dégagé pendant la nuit et on voit enfin le ciel bleu ! Encore quelques nuages à trainer mais rien à voir avec la veille... Après le petit dej, on part à pied avec masques et palmes dans les sacs à dos pour essayer d'accèder à la plage au Sud de la baie de Kanumera. Vu du pic N'Ga il y a deux jours, le coin avait l'air d'enfer pour la plongée, avec un petit ilôt à quelques brasses de la plage.

De la route qui va de Kuto à Vao en longeant la côte, on essaie systèmatiquement tous les chemins qui semblent mener à la mer mais on débouche à chaque fois sur des propriétés privées... Impossible de passer, on fait une dernière tentative discrète par l'Ouré Lodge, l'hôtel grand luxe du coin, en pensant qu'il a un accès sur la plage que l'on convoite. En fait le front de mer de l'hôtel donne uniquement, comme notre gîte Nataiwatch, sur la plage de Kanumera donc sans intérêt par rapport à devant chez nous. Un employé nous confirme que tout le bord de mer est la propriété privée des gens plutôt aisés du coin et qu'on cherche pour rien, il n'y a pas d'accès... On abandonne donc pour revenir sur "notre" plage de Kanumera et plonger autour du rocher au milieu de la baie.



[Photo] Le rocher sacré de Kanumera


Plein de poissons au-dessus de la forêt de corail, les habituels petits poissons-demoiselles rayés noir et blanc, des tas de variétés de poissons-papillons de toutes les couleurs, de gros poissons-perroquets qui dévorent les branches corail et un diodon (un poisson porc-épic, dont je crois savoir qu'il se remplit d'eau en sortant tous ses piquants quand il a la trouille) qui préfère filer ventre à terre que nous montrer ses capacités de gonflage...

Lapinette finit par sortir de l'eau, je reste encore un peu et je tombe pour la première fois sur un banc de poissons-couteaux (en bas à gauche de la 3ème photo, ils étaient profonds et le cadrage laisse un peu à désirer) dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce qu'on les découvre dans un bassin de l'aquarium de Nouméa. Ils sont rigolos et se déplacent curieusement à la verticale, toujours parallèles les uns aux autres.



             [Photo] Des poissons-demoiselles     [Photo] Un poisson-papillon

[Photo] Les poissons-couteaux     [Photo] Un diodon (poisson porc-épic)            


En revenant au bungalow en fin de matinée une mauvaise surprise nous attend alors que la femme de ménage en sort, on s'aperçoit que le coffre de la chambre est grand ouvert. On ne sait pas trop si c'est un oubli de notre part en partant ce matin, mais toujours est-il qu'en recomptant la liasse de billets (toute notre fortune pour l'île des Pins, puisqu'on ne comptait pas chercher le seul distributeur de l'île) on se rend à l'évidence : il manque 10000 francs CFP, soit environ 85 euros. Dépités, on ne sait pas trop quoi faire car on a aucune preuve contre la femme de chambre, et puis ce sont des billets qui ont disparu, pas un appareil photo ou un autre objet reconnaissable.

Après coup on essaie de se consoler en se disant que ça aurait pu être pire, outre l'équivalent de 500 euros qui étaient dans le coffre on y avait aussi entreposé les billets d'avion pour la suite du voyage, nos papiers dont nos indispensables passeports, les téléphones, les Nintendo DS...

Mais on se trouve quand même devant un léger problème vu qu'on avait calculé au plus juste nos liquidités pour les 4 jours sur l'île, on a plus de quoi payer le gîte ou alors faut faire une croix sur la journée pirogues de demain. Finalement on décide de louer deux vélos pour quelques heures et d'aller jusqu'à Vao, la "grande" ville de l'île des Pins, à environ 5 kilomètres et où on trouvera le distributeur de billets. Au moins la route est sympa (mais un peu trop face au vent au goût de Lapinette !) et surplombe le lagon...



[Photo] Sur la route de Vao


A Vao après avoir retiré de l'argent avec un peu de rab ce coup-ci, on en profite pour descendre sur la baie de Saint-Maurice en bas du village. Au même titre que les pirogues sur le lagon, les tikis alignés côte à côte devant la mer doivent être une des photos les plus vues de l'île des Pins !



[Photo] Les tikis de la baie de Saint-Maurice     [Photo] Les tikis de la baie de Saint-Maurice     [Photo] Les tikis de la baie de Saint-Maurice


On rentre au gîte (avec le vent dans le dos !), en faisant un arrêt au supermarché de Vao histoire de complèter nos vivres avec un pack de despés pour l'apéro, pour manger un morceau avant de retourner plonger dans la baie devant chez nous. Comme à chaque fois depuis que le paquebot qui était là le jour de notre arrivée est parti, on a la plage (et le lagon !) pour nous tout seuls ! Et avec le ciel qui s'est complètement dégagé on a en plus droit à des couleurs assez fantastiques, la vraie vision des plages paradisiaques de l'île des Pins...



[Photo] La plage de Kanumera     [Photo] La plage de Kanumera


Plusieurs plongées (rafraîchissantes, vu la chaleur sur le sable), toujours autour du rocher sacré qui semble concentrer toute la faune subaquatique de la baie... Après trois semaines passées dans les lagons je commence à avoir un peu plus de "coffre" pour rester plus longtemps sous l'eau en apnée, et aussi descendre de plus en plus profond jusqu'à une dizaine de mètres. Les photos aquatiques semblent un peu s'en ressentir, vu que je prends beaucoup plus mon temps pour cadrer les poissons !

Lapinette n'est pas en reste et est aussi de plus en plus à l'aise, les canards n'ont plus de secrets pour elle et elle descend aussi de plus en plus bas. Encore un poisson étrange rencontré cet aprem (dernière photo), tout petit, avec une trompe et une nageoire dorsale qui ondule à toute vitesse. Il se déplace un peu à la manière d'un colibri, par à-coups et en faisant du sur place au-dessus des branches de corail où il doit trouver sa pitance. Mais j'ai déjà cherché, le poisson-colibri n'existe pas, ce rigolo specimen restera pour nous anonyme...



[Photo] Un poisson-papillon     [Photo] Les poissons du récif

[Photo] Un poisson-papillon     [Photo] Lapinette en plongée     [Photo] Des poissons-papillons

[Photo] Les poissons du récif     [Photo] Un poisson rigolo


On ramasse deux grosses noix de coco en rentrant au bungalow à l'heure de l'apéro, mais aucune idée pour les ouvrir (ou plutôt pour enlever la cosse épaisse et dure qui entoure la noix telle qu'on a l'habitude de les trouver en métropole) pas plus que pour savoir si elles sont mures... Le voisin vient à notre secours, il me montre comment arracher la coque en la fracassant sur une pierre tranchante. Il me faut quand même un bon quart d'heure pour arriver à l'amande poilue, ensuite c'est comme chez nous, un bon coup sec sur le côté et la noix se casse en deux bols pleins de lait. Reste enfin à décoller la chair...

Au niveau de la maturité, c'est un peu au feeling suivant l'apparence et le poids de la noix de coco... C'est pas une règle infaillible, mais plus elle est légère plus elle semble mûre, car on nous a expliqué qu'elle contient moins d'eau que lorsqu'elle vient de tomber du cocotier. D'ailleurs toutes les noix de coco se consomment, les plus jeunes pour en boire l'eau sucrée dont elles sont remplies à ras bord mais à la chair visqueuse, et les plus vieilles (plusieurs mois voire un an) telles qu'on les trouve en métropole avec moins de lait mais à la chair dure et croquante.



[Photo] Bataille avec une noix de coco     [Photo] Apéro !


Après avoir mangé on retourne vers la plage en espérant débusquer les fameux crabes de cocotier, qui grimpent en haut des troncs pour y couper les noix de coco et ensuite les ouvrir une fois au sol. Rien vu, mais une chouette balade au clair de lune...



[Photo] Les cocotiers au clair de lune     [Photo] A la recherche des crabes de cocotiers     [Photo] Les cocotiers au clair de lune



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Mercredi 15 Octobre

Pirogue sur le lagon et piscine naturelle de la baie d'Oro



Ouverture anxieuse des volets du bungalow, on doit partir de bonne heure pour la balade en pirogue sur la baie d'Upi et ça serait dommage qu'il ne fasse pas beau... Mais on s'inquiète pas longtemps en voyant le ciel sans nuages. Petit déjeuner en vitesse, la navette du gîte nous attend pour nous emmener au point de départ, la baie de Saint-Joseph qui se trouve un peu après le village de Vao. Là on est un peu étonnés quand le chauffeur nous dépose au milieu de nulle part au bord du lagon, en nous disant d'attendre un peu que le piroguier viendra nous prendre ici... Lui nous récupérera en milieu d'après-midi de l'autre côté de l'île, à une demie-heure de marche de l'endroit où s'achèvera le parcours de la pirogue.

Le piroguier finit effectivement par arriver un peu après, mais apparemment il s'est arrangé avec un collègue et c'est pas lui qui nous emmènera aujourd'hui, son pote n'a lui aussi que deux clients donc ils ont plus ou moins magouillé pour nous regrouper avec eux. En attendant donc le deuxième piroguier et son embarcation, il nous parle de la grève des avions d'Air Calédonie (en fait la grève des services météo, apparemment indispensables aux pilotes) dont on entendait parler vaguement depuis quelques jours sans vraiment s'inquièter... Mais ça a l'air sérieux et on doit partir demain matin pour Ouvéa, manquerait plus qu'on soit bloqués sur l'île.

Son copain, un gros moustachu rigolo qui dit s'appeler Rok, arrive enfin et nous fait embarquer avec l'autre couple, ainsi qu'une nana qui fait un reportage sur l'île des Pins et qui resquille sa place sur la pirogue au dernier moment. Mais comme on peut monter jusqu'à 12 personnes sur l'engin, ça va chacun a sa place sans problème...



[Photo] La pirogue     [Photo] Rok le piroguier


La pirogue file sur le lagon grâce au vent qui souffle bien, mais le piroguier semble assez flemmard sur les manoeuvres et préfère mettre en route son petit moteur plutôt que de tirer des bord quand il doit avancer face au vent. On traverse comme ça à un bon rythme la baie de Saint-Joseph, qui communique avec la grande baie d'Upi par un petit chenal peu profond qui sépare la côte d'une grande île recouverte par la jungle et les cocotiers.



[Photo] En pirogue sur la baie de Saint-Joseph     [Photo] En pirogue sur la baie de Saint-Joseph     [Photo] En pirogue sur la baie de Saint-Joseph

[Photo] En pirogue sur la baie de Saint-Joseph     [Photo] Rok le piroguier


La baie d'Upi sur laquelle débouche le chenal est immense, entourée par la forêt vierge qui recouvre entièrement les terres jusqu'au bord du lagon. Les gros rochers typiques que l'on voit sur les photos des pirogues de l'île des Pins dans les brochures touristiques parsèment le lagon turquoise, bon c'est sûr que le coin est plutôt joli, surtout qu'on est les seuls sur le lagon à part un autre pirogue un peu plus loin.

Après deux heures de navigation, Rok annonce le débarquement alors qu'il est encore à 20 mètres du rivage mais peut plus avancer à cause de la faible profondeur. On descend donc dans l'eau... et on s'enfonce dans la vase en dégageant des vapeurs nauséabondes ! On parvient à la plage tant bien que mal les pieds impregnés, la demie-heure de marche jusqu'à la baie d'Oro où l'on doit se rendre ensuite va être un vrai régal...



[Photo] En pirogue sur la baie d'Upi     [Photo] En pirogue sur la baie d'Upi     [Photo] En pirogue sur la baie d'Upi            

             [Photo] En pirogue sur la baie d'Upi     [Photo] Débarquement... vaseux !     [Photo] La pirogue


Rok le piroguier fait demi-tour pour revenir jusqu'à la baie de Saint-Joseph, à notre point de départ. Pour lui la journée est finie, il nous laisse poursuivre la suite du programme, c'est-à-dire rejoindre par un sentier à travers la jungle la baie d'Oro et le gîte "chez Régis" où l'on doit venir nous rechercher dans l'après-midi. Mais ça nous laisse largement le temps de pousser jusqu'à la piscine naturelle, un bassin d'eau de mer alimenté par la marée haute dont le Lonely Planet vante les couleurs hallucinantes.

On s'engage donc, en tongs et avec les pieds qui empestent la vase, à travers la forêt dense. Les palmes (on a pris le matos de plongée en vue de la piscine naturelle) s'accrochent aux branches basses, les moustiques sont insupportables et on a encore dans un coin de la tête les serpents "tricots rayés" croisés en balade il y a quelques jours, mais on débouche après une grosse trentaine de minutes sur la "rivière de sable", un cours d'eau presque à sec (d'où son nom) qui relie la piscine naturelle à la baie d'Oro et où pullulent des petits crabes.



             [Photo] Dans la jungle entre la baie d'Upi et la baie d'Oro     [Photo] Dans la jungle entre la baie d'Upi et la baie d'Oro     [Photo] La rivière de sable


On sait pas trop dans quelle direction suivre la rivière et apparemment on est pas les seuls, quelques autres marcheurs hésitent un peu plus loin au milieu du cours d'eau, mais après un coup d'oeil au plan on finit par trouver un sentier le long de la rivière qui nous mène en un petit quart d'heure jusqu'à la fameuse piscine, qui vaut effectivement le détour...



[Photo] La piscine naturelle     [Photo] La piscine naturelle     [Photo] La piscine naturelle            


En voyant la couleur turquoise du bassin, qu'on pensait en fait bien plus petit, on installe en vitesse les serviettes sous un arbuste parce que le soleil tape méchamment, et on fonce dans l'eau. Le comble c'est qu'en-dessous la surface c'est un véritable aquarium, quelques patates de corail et un fond de sable blanc, pas très profond sur les bords mais une fosse au milieu où la profondeur doit atteindre 7 ou 8 mètres. Des poissons en pagaille, de toutes les sortes et certains magnifiques dont un poisson-ange bleu rayé, et pas trop farouches pour la plupart. On découvre même nos premiers petits bénitiers, multicolores et fixés sur les rochers.



[Photo] Dans la piscine naturelle     [Photo] Un jeune poisson-ange

[Photo] Des bénitiers     [Photo] Dans la piscine naturelle     [Photo] Un jeune poisson-ange

[Photo] Dans la piscine naturelle     [Photo] Dans la piscine naturelle


On pique-nique sur le sable, un peu ennuyés par d'énormes mouches qui mordent, puis Lapinette se met en mode sieste et bronzage alors que je retourne ventre à terre dans la piscine pour faire des photos. Au fond de la fosse je nage au milieu d'un banc de platax (c'est le nom que j'ai trouvé sur les livres de plongée) qui sont quand même de beaux morceaux, une bonne soixantaine de centimètres chacun.



[Photo] Lapinette soigne son bronzage     [Photo] Une variété de poisson-ballon            

             [Photo] Un poisson-papillon     [Photo] Un banc de platax


Dans l'aprem je plonge 4 ou 5 fois dans le bassin, à en vider la batterie de l'appareil photo. Lapinette me rejoint de temps en temps pour se rafraîchir quand elle estime que la cuisson sur le sable est un peu trop intense...



[Photo] Dans la piscine naturelle     [Photo] Dans la piscine naturelle


On gère pas trop mal le timing avec le gars du gîte Nataiwatch qui nous récupère comme prévu, à l'endroit prévu, et à l'heure prévue, ce qui compte tenu de l'isolement du coin était pas forcément gagné au départ. Il nous ramène donc au bungalow où on se repose un peu avant d'aller faire un tour sur la plage pour voir le coucher de soleil. Y a de nouveau un paquebot de croisière ancré dans la baie de Kuto, on a vraisemblablement évité une journée avec la foule de touristes sur la plage comme lorsqu'on est arrivés sur l'île.

On se pose à la terrasse du bar de l'hôtel qui borde la plage de Kuto pour s'offrir des cocktails, mais quand au bout de 20 minutes personne ne daigne s'occuper de nous on préfère s'en aller. Retour par la page de Kanumera au soleil couchant, et faute de cocktails on déleste le frigo de ses deux dernières despés, ce qui nous va bien aussi pour finir cette chouette journée d'excursion...



[Photo] Un nouveau paquebot dans la baie de Kuto     [Photo] Coucher de soleil sur la baie de Kuto     [Photo] Lapinette sur la plage de Kanumera